Publié le 9 Juin 2017

Les fleurs de pomme de terre, blanches ou violettes, s'épanouissent en juin. Dans le cycle de vie de la pomme de terre, la floraison signale le moment de la formation des tubercules. A ce stade, la plante ne doit pas manquer d'eau, il est donc conseillé d'arroser en cas de sécheresse pour aider au grossissement des tubercules.

Lorsque les fleurs sont fanées, elles donnent des baies vertes non comestibles : et voici venu le moment de récolter des pommes de terre nouvelles. Pour des pommes de terre de conservation, il faudra encore attendre que les tiges soient complètement fanées.

Rédigé par emmanuelle

Publié le 21 Mai 2017

Demandez aux jardiniers quel est leur ennemi N°1 et je parie fort que la limace est désignée à l'unanimité ! Et face à ce fléau, chacun y va de sa petite astuce...

Le cordon de cendre disséminée autour des plants est relativement efficace, mais nécessite d'être renouvelé après les pluies, or trop de cendre est nocif pour le sol. Les coupelles de bière attirent les limaces, certes, mais c'est quelque peu ragoûtant et elles piègent également les carabes, qui sont des prédateurs de limaces... c'est dommage. Quant au piégeage manuel à effectuer quotidiennement c'est assez fastidieux.

Aussi de mon côté, j'ai expérimenté avec succès le semis de moutarde blanche. Dès le printemps, sur le futur emplacement dédié aux courgettes par exemple, je sème de la moutarde blanche. Ensuite une fois le moment venu d'implanter les courgettes encore toutes jeunes et sensibles à la voracité des limaces, je dégage un cercle au sein du semis de moutarde pour y placer la plante qui sera ainsi protégée. Une fois le plant suffisamment développé, je coupe la moutarde blanche.

J'y vois plusieurs avantages, outre le fait de limiter les attaques de limaces. D'abord, ce semis précoce qui occupe le sol dès le printemps permet de maintenir la terre meuble et préserve la vie du sol. Ensuite, une fois coupées, les tiges sont laissées au sol en guise de paillage autour des plants de courgette limitant ainsi l'évaporation. La moutarde blanche est l'engrais vert idéal du jardin.

La seule "difficulté" consiste à bien gérer le timing entre le semis de moutarde blanche et l'implantation des courgettes, car la moutarde se développe très rapidement. Il faut donc anticiper et après espérer ne pas être dépassé par la nature !

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 29 Avril 2017

Pour une fois je vais laisser la parole à d'autres... et juste vous inviter à visionner ce parcours pédagogique proposé par les COLIBRIS. Ecouter Philippe Desbrosses, Olivier de Schutter et Perrine Hervé-Gruyer nous expliquer comment accompagner la transition écologique et remettre l'agroécologie au coeur de notre agriculture. C'est instructif tout autant que motivant

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #documentation

Publié le 25 Mars 2017

Il y a le printemps du calendrier (le 20 mars) et le printemps du jardinier : le réveil de la nature qui annonce la reprise des travaux au jardin. La floraison jaune d'or du forsythia donne le signal des premiers semis. La nature se réveille, les premières fleurs parent le jardin de couleurs, par une belle journée ensoleillée les abeilles, les papillons sont de sortie. C'est là une période d'euphorie et de renouveau pour le jardinier, dans les starting block pour démarrer sa nouvelle saison.

L'observation des stades de développement des végétaux est un savoir qui remonte aux temps anciens, un savoir populaire emprunt de bon sens qui s'est transmis oralement de génération en génération. Aujourd'hui, nous consultons nos livres de jardinage ou les notices sur les emballages qui indiquent des dates approximatives pour les périodes de semis, de plantation, de traitement; mais cela reste peu précis. Car d'une région géographique à l'autre ou d'une année à l'autre, le rythme de la nature connait des variations. Et ce d'autant plus avec le changement climatique observé ces dernières années : printemps plus précoces, automnes plus tardifs.

Observer attentivement les stades de développement des végétaux, mais également des insectes, permet d'effectuer au moment propice les différents travaux au jardin : tailler ou traiter les fruitiers, démarrer les semis... Ainsi la floraison des lilas indique qu'il est temps de planter les pommes de terre, celle du muguet donne le signal de la plantation des dahlias. Cela s'appelle la phénologie, en fait il s'agit juste de vivre en harmonie avec la nature. Une illustration de plus du savoir-être du jardinier écologique.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #les pieds sur terre

Publié le 26 Février 2017

Indispensable en cuisine et facile à cultiver, l'oignon est l'un des premiers légumes à installer au potager dès la fin de l'hiver.

Si planter des oignons est un jeu d'enfant...

La mise en place se fait en février-mars pour une récolte en été. Choisir de préférence des bulbes de petit calibre, de la taille d'une noisette, pour éviter qu'ils ne montent en graine. Les bulbes seront disposés à 8-10 cm les uns des autres et enterrés à 2-3 cm de profondeur. La levée se fait en général dans les 3 semaines.

Les oignons ne sont pas très exigents. Une terre meuble, plutôt légère, leur convient parfaitement. En sol lourd et argileux, ils seront installés de préférence sur des mini buttes d'une dizaine de cm pour éviter qu'ils ne restent dans l'humidité. Pas besoin de fumure, ils ne supportent pas le compost jeune ni le fumier; ils viendront donc en fin de cycle de rotation. Inutile d'arroser sauf en cas de sécheresse. Bref c'est pas bien sorcier !

...récolter exige toute votre attention pour une bonne conservation

En juillet, la récolte se réalise lorsque le feuillage commence à jaunir au 2/3. Il faut alors coucher les feuilles délicatement avec le dos du râteau une quinzaine de jours avant la récolte : cela aide à la maturation des bulbes et à leur bonne conservation. Les oignons seront enlevés par temps sec et laissés à reposer sur le sol quelques jours. Il sera ensuite possible de les stocker, après avoir coupé les feuilles, dans un endroit aéré, sec et frais pour une consommation automnale et hivernale.

Les oignons sont bénéfiques au jardin

Appartenant à la famille des Liliacées, ils jouent un rôle protecteur au potager. Occupant peu de place, ils s'intercalent facilement entre les pieds de fraisiers qu'ils protègeront de la pourriture ou des tomates pour limiter le mildiou. L'association la plus connue reste celle de l'oignon avec la carotte, car ils ont l'un et l'autre un effet répulsif contre leur mouche respective (compter tout de même au moins 2 ou 3 rangs d'oignons pour un rang de carotte pour plus d'efficacité). Sinon ils s'associent facilement aussi avec les betteraves, les laitues, les cucurbitacées, la sarriette. En revanche, ils ne seront pas cultivés à proximité des pois ou des haricots. Comme tous les liliacées (ail, poireau) leurs composés sulfureux ne sont pas appréciés des légumineuses.

Si vous suivez le calendrier lunaire, vous choisirez de planter les oignons en lune descendante et date racine pour éviter qu'ils ne montent en graine. Soit idéalement les 13/14/15 mars prochains. Pour autant, il est utile de laisser quelques plants fleurir pour récupérer des graines mais aussi pour les butineurs qui se régaleront.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 19 Février 2017

Vous souhaitez cultiver vos légumes et pratiquer un jardinage écologique, venez découvrir comment prendre soin de votre terre, favoriser la biodiversité dans votre jardin et préserver l'environnement

Des sessions sur une demi-journée, organisées sur le jardin potager des Longs Sillons à Thomery, en sud Seine et Marne

Initiation : je démarre un potager

Objectif : passer de l'idée au projet

Contenu : choix et préparation du terrain, découverte et choix des plantes (semis & plants), aide à l'élaboration d'un plan de culture

Date : le 1er juillet 2017

3 modules d'approfondissement indépendants les uns des autres mais complémentaires sur le jardinage écologique

  • Je prends soin de la terre

Contenu : la notion de sol vivant, le travail du sol, la couverture du sol (paillage), les engrais verts ...

Date : le 8 juillet 2017

  • Je favorise la biodiversité

Contenu : le concept de biodiversité, la vie du sol, les insectes auxiliaires, les cultures associées...

Date : le 22 juillet 2017

  • Je préserve l'environnement

Contenu : les principes du génie écologique, recyclage & compostage, gestion de l'eau, rotation des cultures ...

Date : le 29 juillet 2017

Sessions programmées le samedi de 14h30 à 17h00 de juin à septembre, 30 euros/personne

pensez à vous inscrire !

Rédigé par emmanuelle

Publié le 25 Janvier 2017

En hiver, alors que la nature est au repos, le jardinier doit déjà préparer sa future saison. C'est le moment de faire le tri dans les graines stockées, de rêver devant les catalogues et commander ses semences et surtout de réaliser son plan de culture.

A première vue, un jardin de biodiversité où les cultures sont associées entre elles et se développent aux côtés de quelques herbes spontanées peut faire penser à un grand fouillis, voire semblé être à l'abandon. Et pourtant n'allez surtout pas imaginer qu'ici tout est laissé au hasard, il n'en est rien... au contraire le jardinier bio a réfléchi et travaillé à un plan de culture précis et renouvelé chaque année. Indispensable pour la pérennité du jardin et une bonne productivité, la rotation des cultures consiste à organiser la succession des plantes cultivées.

Les besoins nutritifs des plantes potagères sont différents suivant les familles botaniques et cultiver chaque année toujours au même endroit les mêmes plantes finirait par appauvrir le sol, au risque ensuite de voir se multiplier les insectes et maladies propres à la plante. Ainsi, les rotations des cultures s'organisent en fonction de leurs besoins spécifiques (en compost notamment) et faire se succéder des plantes variées dynamise la vitalité du sol. La succession de 2 voire 3 récoltes sur l'année ne se planifie pas au hasard. Le plan de culture permet de réfléchir à la meilleure implantation possible pour que les premiers légumes cultivés libèrent à temps l'espace pour une seconde récolte.

La réalisation d'un plan de culture mobilise donc les connaissances du jardinier sur les plantes qu'il souhaite voir pousser : à quelle famille botanique appartient ce légume ? quels sont ses besoins nutritifs? quelle est sa taille et quel espace occupera-t-il ? combien de graines ou de plants seront nécessaires ? à côté de quelle autre plante l'installer pour favoriser un bon voisinage ?

Il faut reconnaître que c'est un moment qui peut vite devenir un casse-tête pour le néophyte, surtout si en l'absence de trace écrite il faut en plus faire appel à sa mémoire ! C'est pour cela que je recommande un truc un peu ringard à l'air du numérique mais qui a fait ses preuves : CRAYON / PAPIER. La carnet du jardinier est l'outil qui le suit en toute saison. En pratique, l'idéal est de répartir le potager en parcelles, carrés, planches etc. - c'est selon la configuration du jardin - en les numérotant (ou en leur donnant un petit nom, chacun est libre). Il sera consigner pour chaque lot ainsi numéroté les dates de semis / plantations, les variétés potagères installées, les apports en compost ou extrait fermenté, les engrais verts semés, l'éventuel développement de maladie... C'est l'outil indispensable qui permet chaque année de réaliser son plan de culture. Ces données combinées avec des infos sur le climat et éventuellement le résultat des récoltes, font de ce carnet l'historique du jardin. Il peut servir à faire des comparaisons d'une année sur l'autre, comparaisons qui, accessoirement, permettent parfois de relativiser certains sentiments d'échecs.

Alors désorganisé mon potager bio ? non bien sûr, pour autant je ne vous laisserai pas penser que je suis rigide accrochée à mon plan de culture... je laisse toujours à l'oeuvre les processus naturels et la spontanéité végétale. Je ne vais tout de même pas arracher ce plant de tomate qui pousse tout seul au prétexte qu'il a décidé de sortir sur la parcelle réservée cette année aux poireaux !!

 

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 17 Décembre 2016

Durant la saison hivernale, période de repos de la nature, le jardinier est sujet à l'ennui... Allez c'est le bon moment pour faire une petite séance de nettoyage. On pense bien volontiers aux outils de jardin, mais n'oublions pas aussi les nichoirs à oiseaux.

Dans un jardin de biodiversité les oiseaux sont des alliés précieux pour réduire naturellement les populations d'insectes, en particulier les mésanges charbonnières et les mésanges bleues. Poser quelques nichoirs permet d'accueillir régulièrement des couples qui s'installeront dans votre jardin.

Dans la nature, les passereaux (mésanges, moineaux, rouge-gorges) reconstruisent chaque année un nouveau nid. Alors inutile de laisser le nid d'une année sur l'autre. Ils seraient capables de faire leur nid au-dessus de l'ancien ! et les lits superposés ne sont pas vraiment adaptés pour les petits oisillons qui risqueraient de tomber.

Cette opération est à réaliser en hiver avant le mois de février car déjà les oiseaux commencent à repérer les lieux pour leur futur nid. Cela a le mérite aussi de prévenir d'éventuelles maladies ou parasites. Alors nettoyons l'intérieur de la chambre à coucher de tous les matériaux accumulés et passons un petit coup de brosse. Si nous constatons la présence de beaucoup de parasites logés à l'intérieur, un passage sous la flamme d'un petit chalumeau permettra d'assainir la demeure. Attention quand même à ne pas cramer n'importe qui ! il arrive parfois que des coccinelles ou des chrysopes passent l'hiver à l'abri dans un nichoir. Ce sont de précieux auxiliaires, laissons-les tranquilles et tant pis pour le ménage cette année...

Enfin, c'est aussi l'occasion de vérifier l'état général du nichoir, de faire quelques petites réparations si besoin, de passer éventuellement un peu d'huile de lin, sur l'extérieur uniquement. Le nichoir est-il trop vieux ? prend-il l'eau ou les courants d'air ? Dans ce cas mieux vaut le remplacer, de toute façon il ne passera pas au rigoureux contrôle technique "qualité habitat" des oiseaux !

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #biodiversité

Publié le 18 Novembre 2016

L'idée en associant entre elles des plantes potagères, aromatiques et florales est de profiter de leurs influences réciproques et de bénéficier d'une protection mutuelle. C’est aussi l’expression d’une biodiversité cultivée.

Alors voici 5 bonnes raisons pour vous y mettre !

  • Raison N°1 la diminution des ravageurs. Certaines associations végétales peuvent nous aider à repousser les ravageurs : un mélange dans les variétés cultivées (couleurs, odeurs…) brouille le système de repérage des ravageurs; de plus certaines plantes émettent des substances répulsives ou toxiques. Exemple parfait de coopération : l'association carottes / oignons ou poireaux car il y a répulsion mutuelle de leur mouche respective !
  • Raison N°2 l'attraction des auxiliaires. De la même manière que certaines plantes ont un effet répulsif, d’autres ont des vertus attractives (les aromatiques notamment visitées pour les insectes pollinisateurs). La bourrache attire les syrphes dont les larves sont de grandes dévoreuses de pucerons.
  • Raison N°3 la protection contre les maladies. Les plantes peuvent aider à limiter certaines maladies (la présence de l'ail à proximité des fraisiers les protège de la pourriture grise) et à lutter contre les nématodes (vers parasites présents dans le sol) comme le souci ou la tagète.
  • Raison N°4 un gain de place. Mieux occuper l’espace en associant des plantes à cycle court avec des plantes à cycle long, ainsi aucun espace n’est nu et cela bénéficie à la vie du sol (des salades au pied des tomates ou semis de radis avec les carottes)
  • Raison N°5 l'entraide entre les plantes. Mieux profiter des apports d’azote puisé dans l’air par les légumineuses et restitué dans le sol au fur et à mesure de la décomposition des racines ou encore profiter de l’effet « antiseptique » de la moutarde ou du souci

 

Bref, l'association des cultures, par la diversité des couleurs, des odeurs, des insectes présents au jardin qu'elle suppose, participe au maintien d’un écosystème équilibré.

Publié le 19 Octobre 2016

Quelques photos prises par Eric du stage auquel il a participé en septembre, souvenirs d'une agréable journée passée tous ensemble, merci !

Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage
Photos souvenir de stage

Rédigé par emmanuelle