Publié le 6 Septembre 2017

Après avoir récolté vos légumes d'été, ne laissez pas la terre nue ... En attendant la prochaine saison, semez des engrais verts !

Le semis d'engrais verts est une pratique indispensable dans un jardin écologique. Ils aèrent le sol en profondeur et le restructurent. La forte production de biomasse (le feuillage) l'enrichit en matière organique. Outre ces avantages caractéristiques de tous les engrais verts, la phacélie se distingue par un double intérêt.

Premièrement, cette plante appartient à la famille des hydrophyllacées, une famille botanique plutôt rare au potager. Elle est de ce fait excellente pour créer une rupture dans la succession des plantes potagères. Elle s'insère facilement dans la rotation des cultures et "casse" le cycle des parasites.

Ensuite, la phacélie, qui offre une belle floraison bleue violet, attire de nombreux insectes pollinisateurs utiles au jardin. Elle se sème à partir d'avril et jusqu'à août/septembre. De croissance rapide elle sera une aubaine pour les pollinisateurs, surtout en fin de saison au moment où les ressources se raréfient.

Alors pensez à semer de la phacélie comme paillage vivant, ce qui limitera l'expansion des mauvaises herbes en automne. Bien qu'adaptée à tous types de sol, son système racinaire fin et profond est idéal en sols argileux. Elle supporte les gelées jusqu'à -5°. Au printemps vous verrez : votre terre sera ainsi prête sans effort.

Publié le 3 Août 2017

Vous souhaitez cultiver vos légumes et pratiquer un jardinage écologique, venez découvrir comment prendre soin de votre terre, favoriser la biodiversité dans votre jardin et préserver l'environnement.

Il reste encore des places pour la session de samedi 19 août !
 

Objectifs :

  • repenser son jardin comme un écosystème à part en entière
  • favoriser la biodiversité au jardin
  • produire des légumes sains

 

Programme :

1ère partie : où l'on apprend à prendre soin de la terre en adoptant des pratiques culturales respectueuses de la vie du sol

2ème partie : où l'on apprend comment faire de son jardin un écosystème équilibré et sain dans lequel plantes et petites bêtes vivent en symbiose

Date : samedi 19 août 2017 - Lieu : Thomery

Stage Préparer son potager bio organisé avec l'association Savoir Faire et découverte

pour plus de détails et inscription RDV sur le site Savoir faire et découverte / référence 100474

Rédigé par emmanuelle

Publié le 7 Juillet 2017

Ils surgissent dès les premières belles journées et animent le jardin l'été durant, les papillons sont de précieux auxiliaires à accueillir.

Des auxiliaires ...

A part la piéride, qui peut causer de sérieux dégats, tous les papillons sont les bienvenus et participent à la biodiversité du jardin. Butineurs, ils jouent un rôle dans la pollinisation. Ils sont la proie de nombreux prédateurs : oiseaux, chauve-souris, hérissons et autres insectes carnassiers dont la présence au jardin est utile comme auxiliaires. Ils limiteront également les papillons nocturnes plus nuisibles.

Pour les attirer il faut bien sûr leur offrir des fleurs riches en nectar : reine marguerite, cosmos, aster, giroflée, scabieuse, centaurée... thym, lavande ... ils visitent aussi les légumes laissés à monter en graine : poireau, panais, persil, chou, roquette... Sans oublier le fameux buddléia, dit arbre à papillons, qui leur fournit un nectar sucré tout l'été.

... qui apprécient les orties

Mais si vous voulez que les papillons ne soient pas juste des visiteurs de passage papillonnant de fleur en fleur et de jardin en jardin, il faudra que le votre soit accueillant pour les chenilles également. Car avant d'être papillon, n'oublions pas qu'il est chenille !

Et entre un jardin type green de golf et un jardin leur présentant des herbes folles, leur choix est vite fait. Les hautes herbes sauvages leur permettent de se reproduire (les chrysalides s'accrochant sur de longues tiges sèches) et de nourrir les chenilles.

Oubliez aussi la guerre aux orties, car elles sont très appréciées par de nombreux papillons. Lieu d'accouplement et où grandit la chenille, les orties sont prisées du paon du jour, robert-le-diable, vulcain, petite tortue... Il est donc utile de laisser un lieu de vie où la tondeuse sera persona non grata, où les graminées, le trèfle et autres légumineuses sauvages nourriront les chenilles.

Enfin pour passer l'hiver, un sol laissé tout nu ne sera jamais accueillant comparé à du paillis de débris végétaux pour abriter cocons et chenilles.

Voilà pourquoi les papillons s'installeront durablement dans un jardin riche de biodiversité trouvant ainsi de quoi se nourrir, se reproduire et hiverner.

Publié le 9 Juin 2017

Les fleurs de pomme de terre, blanches ou violettes, s'épanouissent en juin. Dans le cycle de vie de la pomme de terre, la floraison signale le moment de la formation des tubercules. A ce stade, la plante ne doit pas manquer d'eau, il est donc conseillé d'arroser en cas de sécheresse pour aider au grossissement des tubercules.

Lorsque les fleurs sont fanées, elles donnent des baies vertes non comestibles : et voici venu le moment de récolter des pommes de terre nouvelles. Pour des pommes de terre de conservation, il faudra encore attendre que les tiges soient complètement fanées.

Rédigé par emmanuelle

Publié le 21 Mai 2017

Demandez aux jardiniers quel est leur ennemi N°1 et je parie fort que la limace est désignée à l'unanimité ! Et face à ce fléau, chacun y va de sa petite astuce...

Le cordon de cendre disséminée autour des plants est relativement efficace, mais nécessite d'être renouvelé après les pluies, or trop de cendre est nocif pour le sol. Les coupelles de bière attirent les limaces, certes, mais c'est quelque peu ragoûtant et elles piègent également les carabes, qui sont des prédateurs de limaces... c'est dommage. Quant au piégeage manuel à effectuer quotidiennement c'est assez fastidieux.

Aussi de mon côté, j'ai expérimenté avec succès le semis de moutarde blanche. Dès le printemps, sur le futur emplacement dédié aux courgettes par exemple, je sème de la moutarde blanche. Ensuite une fois le moment venu d'implanter les courgettes encore toutes jeunes et sensibles à la voracité des limaces, je dégage un cercle au sein du semis de moutarde pour y placer la plante qui sera ainsi protégée. Une fois le plant suffisamment développé, je coupe la moutarde blanche.

J'y vois plusieurs avantages, outre le fait de limiter les attaques de limaces. D'abord, ce semis précoce qui occupe le sol dès le printemps permet de maintenir la terre meuble et préserve la vie du sol. Ensuite, une fois coupées, les tiges sont laissées au sol en guise de paillage autour des plants de courgette limitant ainsi l'évaporation. La moutarde blanche est l'engrais vert idéal du jardin.

La seule "difficulté" consiste à bien gérer le timing entre le semis de moutarde blanche et l'implantation des courgettes, car la moutarde se développe très rapidement. Il faut donc anticiper et après espérer ne pas être dépassé par la nature !

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 29 Avril 2017

Pour une fois je vais laisser la parole à d'autres... et juste vous inviter à visionner ce parcours pédagogique proposé par les COLIBRIS. Ecouter Philippe Desbrosses, Olivier de Schutter et Perrine Hervé-Gruyer nous expliquer comment accompagner la transition écologique et remettre l'agroécologie au coeur de notre agriculture. C'est instructif tout autant que motivant

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #documentation

Publié le 25 Mars 2017

Il y a le printemps du calendrier (le 20 mars) et le printemps du jardinier : le réveil de la nature qui annonce la reprise des travaux au jardin. La floraison jaune d'or du forsythia donne le signal des premiers semis. La nature se réveille, les premières fleurs parent le jardin de couleurs, par une belle journée ensoleillée les abeilles, les papillons sont de sortie. C'est là une période d'euphorie et de renouveau pour le jardinier, dans les starting block pour démarrer sa nouvelle saison.

L'observation des stades de développement des végétaux est un savoir qui remonte aux temps anciens, un savoir populaire emprunt de bon sens qui s'est transmis oralement de génération en génération. Aujourd'hui, nous consultons nos livres de jardinage ou les notices sur les emballages qui indiquent des dates approximatives pour les périodes de semis, de plantation, de traitement; mais cela reste peu précis. Car d'une région géographique à l'autre ou d'une année à l'autre, le rythme de la nature connait des variations. Et ce d'autant plus avec le changement climatique observé ces dernières années : printemps plus précoces, automnes plus tardifs.

Observer attentivement les stades de développement des végétaux, mais également des insectes, permet d'effectuer au moment propice les différents travaux au jardin : tailler ou traiter les fruitiers, démarrer les semis... Ainsi la floraison des lilas indique qu'il est temps de planter les pommes de terre, celle du muguet donne le signal de la plantation des dahlias. Cela s'appelle la phénologie, en fait il s'agit juste de vivre en harmonie avec la nature. Une illustration de plus du savoir-être du jardinier écologique.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #les pieds sur terre

Publié le 26 Février 2017

Indispensable en cuisine et facile à cultiver, l'oignon est l'un des premiers légumes à installer au potager dès la fin de l'hiver.

Si planter des oignons est un jeu d'enfant...

La mise en place se fait en février-mars pour une récolte en été. Choisir de préférence des bulbes de petit calibre, de la taille d'une noisette, pour éviter qu'ils ne montent en graine. Les bulbes seront disposés à 8-10 cm les uns des autres et enterrés à 2-3 cm de profondeur. La levée se fait en général dans les 3 semaines.

Les oignons ne sont pas très exigents. Une terre meuble, plutôt légère, leur convient parfaitement. En sol lourd et argileux, ils seront installés de préférence sur des mini buttes d'une dizaine de cm pour éviter qu'ils ne restent dans l'humidité. Pas besoin de fumure, ils ne supportent pas le compost jeune ni le fumier; ils viendront donc en fin de cycle de rotation. Inutile d'arroser sauf en cas de sécheresse. Bref c'est pas bien sorcier !

...récolter exige toute votre attention pour une bonne conservation

En juillet, la récolte se réalise lorsque le feuillage commence à jaunir au 2/3. Il faut alors coucher les feuilles délicatement avec le dos du râteau une quinzaine de jours avant la récolte : cela aide à la maturation des bulbes et à leur bonne conservation. Les oignons seront enlevés par temps sec et laissés à reposer sur le sol quelques jours. Il sera ensuite possible de les stocker, après avoir coupé les feuilles, dans un endroit aéré, sec et frais pour une consommation automnale et hivernale.

Les oignons sont bénéfiques au jardin

Appartenant à la famille des Liliacées, ils jouent un rôle protecteur au potager. Occupant peu de place, ils s'intercalent facilement entre les pieds de fraisiers qu'ils protègeront de la pourriture ou des tomates pour limiter le mildiou. L'association la plus connue reste celle de l'oignon avec la carotte, car ils ont l'un et l'autre un effet répulsif contre leur mouche respective (compter tout de même au moins 2 ou 3 rangs d'oignons pour un rang de carotte pour plus d'efficacité). Sinon ils s'associent facilement aussi avec les betteraves, les laitues, les cucurbitacées, la sarriette. En revanche, ils ne seront pas cultivés à proximité des pois ou des haricots. Comme tous les liliacées (ail, poireau) leurs composés sulfureux ne sont pas appréciés des légumineuses.

Si vous suivez le calendrier lunaire, vous choisirez de planter les oignons en lune descendante et date racine pour éviter qu'ils ne montent en graine. Soit idéalement les 13/14/15 mars prochains. Pour autant, il est utile de laisser quelques plants fleurir pour récupérer des graines mais aussi pour les butineurs qui se régaleront.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 19 Février 2017

Vous souhaitez cultiver vos légumes et pratiquer un jardinage écologique, venez découvrir comment prendre soin de votre terre, favoriser la biodiversité dans votre jardin et préserver l'environnement

Des sessions sur une demi-journée, organisées sur le jardin potager des Longs Sillons à Thomery, en sud Seine et Marne

Initiation : je démarre un potager

Objectif : passer de l'idée au projet

Contenu : choix et préparation du terrain, découverte et choix des plantes (semis & plants), aide à l'élaboration d'un plan de culture

Date : le 1er juillet 2017

3 modules d'approfondissement indépendants les uns des autres mais complémentaires sur le jardinage écologique

  • Je prends soin de la terre

Contenu : la notion de sol vivant, le travail du sol, la couverture du sol (paillage), les engrais verts ...

Date : le 8 juillet 2017

  • Je favorise la biodiversité

Contenu : le concept de biodiversité, la vie du sol, les insectes auxiliaires, les cultures associées...

Date : le 22 juillet 2017

  • Je préserve l'environnement

Contenu : les principes du génie écologique, recyclage & compostage, gestion de l'eau, rotation des cultures ...

Date : le 29 juillet 2017

Sessions programmées le samedi de 14h30 à 17h00 de juin à septembre, 30 euros/personne

pensez à vous inscrire !

Rédigé par emmanuelle

Publié le 25 Janvier 2017

En hiver, alors que la nature est au repos, le jardinier doit déjà préparer sa future saison. C'est le moment de faire le tri dans les graines stockées, de rêver devant les catalogues et commander ses semences et surtout de réaliser son plan de culture.

A première vue, un jardin de biodiversité où les cultures sont associées entre elles et se développent aux côtés de quelques herbes spontanées peut faire penser à un grand fouillis, voire semblé être à l'abandon. Et pourtant n'allez surtout pas imaginer qu'ici tout est laissé au hasard, il n'en est rien... au contraire le jardinier bio a réfléchi et travaillé à un plan de culture précis et renouvelé chaque année. Indispensable pour la pérennité du jardin et une bonne productivité, la rotation des cultures consiste à organiser la succession des plantes cultivées.

Les besoins nutritifs des plantes potagères sont différents suivant les familles botaniques et cultiver chaque année toujours au même endroit les mêmes plantes finirait par appauvrir le sol, au risque ensuite de voir se multiplier les insectes et maladies propres à la plante. Ainsi, les rotations des cultures s'organisent en fonction de leurs besoins spécifiques (en compost notamment) et faire se succéder des plantes variées dynamise la vitalité du sol. La succession de 2 voire 3 récoltes sur l'année ne se planifie pas au hasard. Le plan de culture permet de réfléchir à la meilleure implantation possible pour que les premiers légumes cultivés libèrent à temps l'espace pour une seconde récolte.

La réalisation d'un plan de culture mobilise donc les connaissances du jardinier sur les plantes qu'il souhaite voir pousser : à quelle famille botanique appartient ce légume ? quels sont ses besoins nutritifs? quelle est sa taille et quel espace occupera-t-il ? combien de graines ou de plants seront nécessaires ? à côté de quelle autre plante l'installer pour favoriser un bon voisinage ?

Il faut reconnaître que c'est un moment qui peut vite devenir un casse-tête pour le néophyte, surtout si en l'absence de trace écrite il faut en plus faire appel à sa mémoire ! C'est pour cela que je recommande un truc un peu ringard à l'air du numérique mais qui a fait ses preuves : CRAYON / PAPIER. La carnet du jardinier est l'outil qui le suit en toute saison. En pratique, l'idéal est de répartir le potager en parcelles, carrés, planches etc. - c'est selon la configuration du jardin - en les numérotant (ou en leur donnant un petit nom, chacun est libre). Il sera consigner pour chaque lot ainsi numéroté les dates de semis / plantations, les variétés potagères installées, les apports en compost ou extrait fermenté, les engrais verts semés, l'éventuel développement de maladie... C'est l'outil indispensable qui permet chaque année de réaliser son plan de culture. Ces données combinées avec des infos sur le climat et éventuellement le résultat des récoltes, font de ce carnet l'historique du jardin. Il peut servir à faire des comparaisons d'une année sur l'autre, comparaisons qui, accessoirement, permettent parfois de relativiser certains sentiments d'échecs.

Alors désorganisé mon potager bio ? non bien sûr, pour autant je ne vous laisserai pas penser que je suis rigide accrochée à mon plan de culture... je laisse toujours à l'oeuvre les processus naturels et la spontanéité végétale. Je ne vais tout de même pas arracher ce plant de tomate qui pousse tout seul au prétexte qu'il a décidé de sortir sur la parcelle réservée cette année aux poireaux !!

 

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte