Publié le 14 Avril 2018

J'ai testé les patates-carton. Non ce n'est pas la nouvelle gamme de frites de chez Macdo, mais une technique pratiquée en agroécologie qui permet de préparer une planche de culture rapidement et sans trop de travail.

Ingrédients : il faut de la paille, du foin ou des feuilles, des cartons -sans encre de couleur et débarrassés de toute trace de scotch- et des pommes de terre.

Sur l'espace dédié, il suffit de couper les herbes et les laisser au sol. L'idéal est de démarrer le travail après une bonne pluie, sinon arroser le sol avant de le couvrir entièrement de cartons (plusieurs couches sont possibles). Ils vont empêcher la lumière de pénétrer et stopper ainsi la croissance de la végétation en dessous. Bien tasser le tout. Faire des encoches dans la couche de carton pour y déposer les pommes de terre de telle manière à ce qu'elles soient en contact avec le sol (sur des cartons préalablement mouillés c'est plus facile). Recouvrir avec la matière disponible : paille, foin... sur une couche épaisse de 15 à 20 cm, sans tasser pour ne pas abîmer les germes des tubercules.

Les plants vont germer ainsi en se développant sur le carton et se nourrir des herbes en décomposition. Les tiges vont traverser la couche de paille. S'il fait très sec, il faut arroser.

Voilà, reste à attendre la récolte qui certes sera moins abondante que sur des plants cultivés et buttés en bonne et due forme, mais pour le peu de travail fourni il ne faut pas être trop exigeant. D'autant que la récolte aussi sera facilitée du fait que les pommes de terre se développent sur la couche de carton.

Des patates-carton
Des patates-carton

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Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

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Publié le 11 Février 2018

Passé le plaisir de chaleureuses flambées en hiver, il faut nettoyer la cheminée, et là que faire de la cendre ? La recycler dans le jardin bien sûr... mais attention pas n'importe comment !

Riche en sels minéraux, la cendre de bois contient beaucoup de calcium, de la potasse (favorise la fructification), de la silice (renforce la résistance des plantes), du magnésium (stimule la photosynthèse). Par conséquent voilà donc un excellent engrais qui apporte des nutriments essentiels aux végétaux. Fini de jeter la cendre à la poubelle, maintenant direction le jardin... mais avec modération.

Car sa forte teneur en calcium et potasse oblige le jardinier à l'utiliser avec prudence pour éviter de créer un déséquilibre. L'excès de cendre de bois est néfaste pour les plantes et le sol. La terre s’asphyxie, l'humus peut être en partie détruit sous l'accumulation. Evidemment c'est loin d'être ce que recherche le jardinier. Alors en règle générale, on retiendra qu'il ne faut pas dépasser 1 kg de cendre pour 10 m2 par an. Il va sans dire que la cendre à recycler sera de bonne qualité : pas de bois traité, peint ou vernis. Le meilleur bois étant celui de feuillus.

La cendre de la cheminée (ou du barbecue) sera tamisée pour ôter les gros morceaux, difficilement assimilables, puis stockée. C'est généralement en hiver ou au printemps que la cendre sera répandue.

De l'usage de la cendre comme fertilisant

Tout en respectant la dose de 2 poignées maxi par m2, la cendre de bois convient à toutes les plantes du jardin : rosiers, fleurs, fruitiers, légumes (tomates, pommes de terre, haricots...), même sur la pelouse. En revanche, contenant du calcium, on évitera sur les plantes qui aiment les sols acides ou la terre de bruyère (camélias, rhododendron). Suivant les usages, la cendre sera soit épandue en surface à la volée, puis le sol griffé, soit jetée directement dans le trou de plantation. Diluée à raison de 10 g par litre d'eau, on obtient un lait de cendre qui sera répandu à l'arrosoir (plutôt en juin).

De l'usage de la cendre comme répulsif

On a tous entendu l'astuce du cordon de cendre pour lutter contre les limaces... ok mais pour être honnête cela ressemble plus à une idée incompatible avec un jardin conduit de manière écologique dans le respect d'un sol vivant ! A quel moment les limaces menacent-elles nos salades ? par temps pluvieux. Or précisément sous la pluie le cordon de cendre censé protéger notre salade se transformera en une couche pâteuse qui n'arrêtera pas les limaces. Sauf à le renouveler et là on risque l'asphyxie du sol. Alors on oublie ! 

Par contre la cendre est utile sur les pucerons ou les altistes : une poignée de cendre soufflée sur ces p'tites bêtes idéalement au moment de la rosée matinale. Sinon en badigeon sur les troncs d'arbre pour les protéger des vermines en hiver ou début mars pour supprimer les œufs de pucerons. Pour fabriquer son badigeon, il suffit de délayer de la cendre avec de l'eau pour obtenir une pâte lisse.

De l'usage de la cendre comme cicatrisant

La cendre de bois a des propriétés anti-bactériennes et cicatrisantes. Un enduit épais à base de cendre favorise la cicatrisation des plaies issues de la taille des arbres. Du temps où les jardiniers utilisaient leur propre récolte de pommes de terre pour les replanter, il était courant de multiplier les plants en coupant les patates en 2 voire en 4 si chaque morceau portait un germe. Et pour aider à la cicatrisation, de la cendre était frottée légèrement sur la chair nue, pour planter un morceau de patate sain une dizaine de jours plus tard.

S'il reste encore de la cendre disponible, elle peut être jetée au compost, mais toujours avec modération : 1 poignée de temps en temps.

Finalement on se battrait presque pour être de corvée de nettoyage de la cheminée !

 

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Rédigé par emmanuelle

Publié dans #fertilisation

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Publié le 6 Janvier 2018

Légèrement capricieux au réveil, mais généreux tout au long de l'année. Feuilles vertes odorantes, frisées ou Géant d'Italie, le persil est une plante condimentaire indispensable en cuisine.

  • Capricieux au réveil...

Le persil est une plante qui met à l'épreuve la patience du jardinier. La levée des graines est longue et laborieuse : il faut savoir attendre entre 2 et 4 semaines pour observer les premières pousses sortir de terre. Le semis s'effectue de mars à août, sur un sol riche. Bien qu'originaire des régions méditerranéennes, le persil apprécie la mi-ombre. Il faut maintenir le sol humide jusqu'à la levée.

Pour éviter les déconvenues, il est important d'utiliser des semences récentes car la durée de conservation des graines de persil est assez courte. Ensuite, il est possible de faciliter la germination en laissant tremper les graines dans de l'eau tiède environ 48h avant le semis (dans ce cas faire sécher rapidement les graines dans du papier absorbant et semer sans attendre). Autre possibilité, faire les semis de persil au printemps dans des godets et les repiquer ensuite. Une méthode que je recommande aux débutants afin de bien apprendre à connaître la plante. Enfin, il faut éviter de remettre du persil au même endroit plusieurs années de suite (attendre 4 à 5 ans).

Au potager, le persil s'associe très bien avec les tomates, en revanche les salades ne l'apprécieront pas comme voisin, elles préféreront le cerfeuil.

  • ...mais généreux toute l'année

Dès lors que les jeunes pousses ont daigné se réveiller et percer la croûte terrestre, le persil est une plante facile. Pour varier les plaisirs, le jardinier peut cultiver plusieurs variétés de persil.

Le persil commun, ou simple, au feuillage plat est une plante vigoureuse, odorante et parfumée. Le "Géant d'Italie" à grandes feuilles est la variété la plus productive.

Le persil frisé, double, que l'on trouve fréquemment sur les marchés est moins parfumé mais plus décoratif en cuisine.

Le jardinier curieux doit absolument découvrir le persil tubéreux (ou à grosse racine). Semé en mars-avril sur un sol léger, il est récolté à partir de septembre et peut rester en place tout l'hiver. La racine qui ressemble à un panais, avec un goût fin entre persil et céleri-rave se consomme cuit ou cru rappé.

La période de récolte du persil s'étale principalement entre juin et octobre. La cueillette se fera en fonction des besoins en coupant les tiges à environ 5 cm de la base pour favoriser la repousse. Etant bisannuelle, c'est la fine herbe qu'il est possible d'avoir à disposition quasiment toute l'année pour un usage quotidien en cuisine. Riche en minéraux (calcium, fer, magnésium...) et en vitamines (C), le persil a des vertus diurétiques et des propriétés digestives. Quelques brins de persil frottés sur une piqûre d'insecte apaisent la douleur.

 

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Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte, #plante aromatique

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Publié le 10 Novembre 2017

C'est de saison... voici venus les travaux de nettoyage au jardin. Alors pensez à enlever les dahlias pour hivernage. 

Très présents dans les vieux jardins ou les jardins ouvriers, les dahlias sont aujourd'hui un peu tombés en désuétude. Pourtant cette plante facile, qui nécessite peu d'entretien et fleurit de juin aux gelées est idéale pour apporter quelques touches colorées au potager. Nécessitant d'être enlevée chaque année en hiver (sauf en climat doux), elle s’accommode parfaitement de la rotation des cultures indispensable au potager. Chaque année, suivant le plan de culture établi, elle viendra prendre une place nouvelle au sein des planches de légumes.

Dès les premières gelées, il faut donc couper les tiges à environ 20 cm, puis enlever délicatement les tubercules à l'aide d'une fourche-bêche. Une fois la terre ôtée des tubercules, ceux-ci seront stockés en cave durant l'hiver. Pour une conservation optimale, il convient d'être attentif à les mettre à l'abri de la lumière et de l'humidité, mais aussi des rongeurs !

Il existe une large palette de couleurs vives et une très grande variété de formes : dahlia cactus, pompon, dahlia à fleur de pivoine, à fleur d'orchidée... aussi pour s'y retrouver au moment de la plantation en mai prochain, il n'est pas inutile de noter avec une étiquette chaque variété au moment du stockage.

Mélanger légumes, aromatiques et fleurs contribue à la biodiversité du potager et petit plus : vos salades estivales seront agrémentées de fleurs de capucine, de bourrache et ... de pétales de dahlia

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Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

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Publié le 4 Octobre 2017

"Produire sans s'approprier,

agir sans rien attendre,

guider sans contraindre,

voilà la vertu primordiale"

Lao Tseu

 

La vertu du jardinier écologique
La vertu du jardinier écologique
La vertu du jardinier écologique
La vertu du jardinier écologique
La vertu du jardinier écologique
La vertu du jardinier écologique

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Rédigé par emmanuelle

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Publié le 6 Septembre 2017

Après avoir récolté vos légumes d'été, ne laissez pas la terre nue ... En attendant la prochaine saison, semez des engrais verts !

Le semis d'engrais verts est une pratique indispensable dans un jardin écologique. Ils aèrent le sol en profondeur et le restructurent. La forte production de biomasse (le feuillage) l'enrichit en matière organique. Outre ces avantages caractéristiques de tous les engrais verts, la phacélie se distingue par un double intérêt.

Premièrement, cette plante appartient à la famille des hydrophyllacées, une famille botanique plutôt rare au potager. Elle est de ce fait excellente pour créer une rupture dans la succession des plantes potagères. Elle s'insère facilement dans la rotation des cultures et "casse" le cycle des parasites.

Ensuite, la phacélie, qui offre une belle floraison bleue violet, attire de nombreux insectes pollinisateurs utiles au jardin. Elle se sème à partir d'avril et jusqu'à août/septembre. De croissance rapide elle sera une aubaine pour les pollinisateurs, surtout en fin de saison au moment où les ressources se raréfient.

Alors pensez à semer de la phacélie comme paillage vivant, ce qui limitera l'expansion des mauvaises herbes en automne. Bien qu'adaptée à tous types de sol, son système racinaire fin et profond est idéal en sols argileux. Elle supporte les gelées jusqu'à -5°. Au printemps vous verrez : votre terre sera ainsi prête sans effort.

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Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte, #engrais verts

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Publié le 3 Août 2017

Vous souhaitez cultiver vos légumes et pratiquer un jardinage écologique, venez découvrir comment prendre soin de votre terre, favoriser la biodiversité dans votre jardin et préserver l'environnement.

Il reste encore des places pour la session de samedi 19 août !
 

Objectifs :

  • repenser son jardin comme un écosystème à part en entière
  • favoriser la biodiversité au jardin
  • produire des légumes sains

 

Programme :

1ère partie : où l'on apprend à prendre soin de la terre en adoptant des pratiques culturales respectueuses de la vie du sol

2ème partie : où l'on apprend comment faire de son jardin un écosystème équilibré et sain dans lequel plantes et petites bêtes vivent en symbiose

Date : samedi 19 août 2017 - Lieu : Thomery

Stage Préparer son potager bio organisé avec l'association Savoir Faire et découverte

pour plus de détails et inscription RDV sur le site Savoir faire et découverte / référence 100474

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Rédigé par emmanuelle

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Publié le 7 Juillet 2017

Ils surgissent dès les premières belles journées et animent le jardin l'été durant, les papillons sont de précieux auxiliaires à accueillir.

Des auxiliaires ...

A part la piéride, qui peut causer de sérieux dégats, tous les papillons sont les bienvenus et participent à la biodiversité du jardin. Butineurs, ils jouent un rôle dans la pollinisation. Ils sont la proie de nombreux prédateurs : oiseaux, chauve-souris, hérissons et autres insectes carnassiers dont la présence au jardin est utile comme auxiliaires. Ils limiteront également les papillons nocturnes plus nuisibles.

Pour les attirer il faut bien sûr leur offrir des fleurs riches en nectar : reine marguerite, cosmos, aster, giroflée, scabieuse, centaurée... thym, lavande ... ils visitent aussi les légumes laissés à monter en graine : poireau, panais, persil, chou, roquette... Sans oublier le fameux buddléia, dit arbre à papillons, qui leur fournit un nectar sucré tout l'été.

... qui apprécient les orties

Mais si vous voulez que les papillons ne soient pas juste des visiteurs de passage papillonnant de fleur en fleur et de jardin en jardin, il faudra que le votre soit accueillant pour les chenilles également. Car avant d'être papillon, n'oublions pas qu'il est chenille !

Et entre un jardin type green de golf et un jardin leur présentant des herbes folles, leur choix est vite fait. Les hautes herbes sauvages leur permettent de se reproduire (les chrysalides s'accrochant sur de longues tiges sèches) et de nourrir les chenilles.

Oubliez aussi la guerre aux orties, car elles sont très appréciées par de nombreux papillons. Lieu d'accouplement et où grandit la chenille, les orties sont prisées du paon du jour, robert-le-diable, vulcain, petite tortue... Il est donc utile de laisser un lieu de vie où la tondeuse sera persona non grata, où les graminées, le trèfle et autres légumineuses sauvages nourriront les chenilles.

Enfin pour passer l'hiver, un sol laissé tout nu ne sera jamais accueillant comparé à du paillis de débris végétaux pour abriter cocons et chenilles.

Voilà pourquoi les papillons s'installeront durablement dans un jardin riche de biodiversité trouvant ainsi de quoi se nourrir, se reproduire et hiverner.

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Rédigé par emmanuelle

Publié dans #biodiversité, #le nez en l'air

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Publié le 9 Juin 2017

Les fleurs de pomme de terre, blanches ou violettes, s'épanouissent en juin. Dans le cycle de vie de la pomme de terre, la floraison signale le moment de la formation des tubercules. A ce stade, la plante ne doit pas manquer d'eau, il est donc conseillé d'arroser en cas de sécheresse pour aider au grossissement des tubercules.

Lorsque les fleurs sont fanées, elles donnent des baies vertes non comestibles : et voici venu le moment de récolter des pommes de terre nouvelles. Pour des pommes de terre de conservation, il faudra encore attendre que les tiges soient complètement fanées.

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Rédigé par emmanuelle

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Publié le 21 Mai 2017

Demandez aux jardiniers quel est leur ennemi N°1 et je parie fort que la limace est désignée à l'unanimité ! Et face à ce fléau, chacun y va de sa petite astuce...

Le cordon de cendre disséminée autour des plants est relativement efficace, mais nécessite d'être renouvelé après les pluies, or trop de cendre est nocif pour le sol. Les coupelles de bière attirent les limaces, certes, mais c'est quelque peu ragoûtant et elles piègent également les carabes, qui sont des prédateurs de limaces... c'est dommage. Quant au piégeage manuel à effectuer quotidiennement c'est assez fastidieux.

Aussi de mon côté, j'ai expérimenté avec succès le semis de moutarde blanche. Dès le printemps, sur le futur emplacement dédié aux courgettes par exemple, je sème de la moutarde blanche. Ensuite une fois le moment venu d'implanter les courgettes encore toutes jeunes et sensibles à la voracité des limaces, je dégage un cercle au sein du semis de moutarde pour y placer la plante qui sera ainsi protégée. Une fois le plant suffisamment développé, je coupe la moutarde blanche.

J'y vois plusieurs avantages, outre le fait de limiter les attaques de limaces. D'abord, ce semis précoce qui occupe le sol dès le printemps permet de maintenir la terre meuble et préserve la vie du sol. Ensuite, une fois coupées, les tiges sont laissées au sol en guise de paillage autour des plants de courgette limitant ainsi l'évaporation. La moutarde blanche est l'engrais vert idéal du jardin.

La seule "difficulté" consiste à bien gérer le timing entre le semis de moutarde blanche et l'implantation des courgettes, car la moutarde se développe très rapidement. Il faut donc anticiper et après espérer ne pas être dépassé par la nature !

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Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

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