Le business des insectes auxiliaires

Publié le 1 Mars 2014

L'utilité des insectes auxiliaires comme alternative naturelle aux traitements phytosanitaires fait son chemin et aiguise l'appétit de quelques entreprises et jardineries qui nous proposent d'acheter des lots d'insectes alliés et autres abris multi-insectes.

Les catalogues nous vantent les bienfaits de la lutte biologique et déclinent leur gamme : kit pour élevage de coccinelles, paquets de nématodes par million, flacon d'acariens, armée de vers de terre... la belle affaire ! Pourtant ne vaut-il mieux pas tout simplement adopter des pratiques de jardinage respectueuses de la vie du sol et favoriser les auxiliaires déjà présents au jardin ?

Dès qu'on décide d'introduire arbitrairement une armée d'auxiliaires dans un environnement donné, c'est prendre le risque d'en bouleverser l'équilibre. A l'image des coccinelles importées de Chine et introduites à la fin des années 80 pour la lutte biologique en horticulture et en culture sous serre. Aujourd'hui on constate les dégâts écologiques de cette fausse-bonne idée. La coccinelle asiatique s'est largement implantée, plus précoce et plus vorace que la coccinelle européenne, elle la met directement en danger. Au point que notre fameuse bête à bon dieu soit en déclin !

Alors mieux vaut favoriser l'implantation des insectes auxiliaires dans son jardin; et n'est-il pas plus sympa de fabriquer soi-même des abris, qui seront uniques et originaux, plutôt que d'acheter des abris standards. Installer des abris n'est pas compliqué et peut même être ludique. Il suffit de glaner la matière première dans la nature et de laisser libre cours à son imagination et sa créativité.

En Mars, la nature se réveille. Les insectes vont faire leur apparition dans nos jardins, c'est le moment de leur proposer de quoi se nourrir et nicher. Gardons les pieds sur terre, inutile d'aller remplir notre caddie en jardinerie, mais pratiquons un jardinage écologique favorable à la vie des auxiliaires et au maintien d'un écosystème équilibré et dynamique. Misons sur la fonctionnalité d'un jardin riche en biodiversité.

Une vieille souche aménagée pour les insectes pollinisateurs, un tressage de saule garni de foin, un pot cassé recyclé avec de la paille
Une vieille souche aménagée pour les insectes pollinisateurs, un tressage de saule garni de foin, un pot cassé recyclé avec de la pailleUne vieille souche aménagée pour les insectes pollinisateurs, un tressage de saule garni de foin, un pot cassé recyclé avec de la paille

Une vieille souche aménagée pour les insectes pollinisateurs, un tressage de saule garni de foin, un pot cassé recyclé avec de la paille

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #les pieds sur terre

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Homalomena 06/03/2015 11:10

Bonjour,
dans certains cas, l'utilisation des auxiliaires de culture ne comportent pratiquement aucun risque. Lorsque les espèces sont endémiques notamment.
Pour nos murs végétaux, nous utilisons régulièrement des insectes prédateurs type cryptolaemus. Comme nous travaillons généralement en intérieur (restaurant,sièges d'entreprise), nous préférons éviter l'emploi de produits chimiques.
http://fr.neogarden-mursvegetaux.com/