Publié le 27 Février 2013

Construire un abri à insectes

Ce morceau d'écorce, par sa forme étrange a attiré mon attention lors d'une promenade en forêt cet automne. J'imagine de suite m'en servir comme support pour fabriquer un abri à insectes.

Il suffit de récolter dans la nature quelques tiges creuses de diamètres différents (de 3, 4, 5 mm). Une fois coupées en bâtonnets et assemblées ensemble en botte à l'aide d'un fil de fer, elles peuvent se loger dans l'arc de cercle de l'écorce. On aura au préalable percer un trou dans l'écorce pour y faire passer le fil de fer afin de pouvoir suspendre le tout.

Installé au sud-est pour que l'entrée soit ensoleillée, cet abri sera protégé de la pluie sous l'écorce. Bientôt des hyménoptères (guêpes ou abeilles solitaires) viendront occuper les orifices pour y déposer leurs larves.

à suivre au printemps...

Morceau d'écorce trouvé dans la forêt

Morceau d'écorce trouvé dans la forêt

Le matériel : des tiges creuses, quelques outils

Le matériel : des tiges creuses, quelques outils

L'assemblage des tiges creuses en fagot

L'assemblage des tiges creuses en fagot

Publié le 17 Février 2013

Préparer votre futur potager

Vous avez dessiné le plan de votre futur potager, vous êtes maintenant prêt à vous retrousser les manches et à passer à l'action...

Plusieurs solutions s'offrent à vous :

  • Si l'emplacement choisi est relativement "propre", votre tâche sera facilitée. Vous pouvez préparer le terrain en travaillant soit avec la binette pour couper à la racine les plantes indésirables, soit avec la bêche pour les déraciner. Ensuite vous ratissez les herbes pour les mettre à composter ou bien vous les laissez se décomposer sur place.

  • S'il s'agit d'un terrain couvert d'herbe, type pelouse ou prairie. Après avoir passé la tondeuse, vous allez détacher les mottes en prenant soin de les retourner pour laisser les racines à l'air afin qu'elles sèchent (durant environ 1 mois). Enlever la couche supérieure pour ensuite travailler le sol mis à nu peut aussi s'envisager, mais sachez que c'est un gaspillage de bonne terre, dans ce cas il est préférable de composter pour une réutilisation ultérieure.

  • Autre possibilité, si vous êtes moins courageux et moins pressé : vous couvrez le terrain avec des cartons bien plaqués au sol (des cartons sans encre de couleur, c'est mieux) ou avec une épaisse couche de paille ou encore à l'aide d'une bâche plastique noire. L'objectif étant de laisser la végétation à l'abri de la lumière environ 2/3 mois. Les herbes vont se décomposer toutes seules, elles seront ensuite faciles à ratisser et viendront nourrir le sol.

Le travail du sol se fera en surface, seule la partie supérieure étant retournée. Si vous souhaitez un labour profond, il est alors recommandé de procéder de telle manière à ne pas mélanger les 2 couches supérieure et inférieure (c'est la technique du bêchage double). Après un passage à l'aide d'un outil type grelinette pour aérer la terre, vous cassez les mottes pour affiner et c'est prêt.

Voici une idée du timing, sachant qu'il faudra adapter en fonction de la météo :

  1. février-mars : suppression de la végétation. L'élimination des herbes indésirables sera plus efficace les jours qui suivent la pleine lune (25 février et 27 mars 2013)

  2. mars-avril : travail du sol. A faire de préférence en lune descendante surtout en cas de travail profond (du 19 au 29 mars et du 15 au 25 avril 2013)

La mise en route d'un jardin est rarement de tout repos, c'est peut-être même pour certains le travail le plus ingrat, mais patience la récompence viendra...

Rédigé par emmanuelle

Publié le 10 Février 2013

Il est une histoire que le jardinier doit connaître : celle des êtres vivants du sol, car ces habitants sont les garants d'un sol dynamique et fertile. Comprendre le rôle fondamental de la vie du sol pourrait bien bouleverser certaines idées reçues, ancrées de longue date dans la mémoire des jardiniers...

Quelques idées reçues à remettre en questions

  • Il est dit que le jardinier doit travailler la terre, bien la retourner et labourer profondément pour la préparer à recevoir les futurs semis et plantations. Mais connaissant l'organisation horizontale du sol, n'est-ce pas là perturber la vie microbienne qui s'y cache, n'est-ce pas au mépris du rôle joué par ces acteurs et entraver leur travail !

  • Tout jardinier se doit de bien nourrir ses plantes : erreur, c'est la vie microbienne du sol qu'il doit nourrir. Car c'est elle et les mécanismes de collaboration plantes / bactéries - champignons qui s'en charge en mettant des éléments nutritifs à disposition qui seront absorbés par les plantes elles-mêmes en fonction de leurs besoins et de façon durable. Ce qui n'a rien à voir avec nos apports d'engrais (chimiques ou même naturels) qui le plus souvent s'apparentent à du gavage voire du dopage.

  • Le jardinier doit fertiliser sa terre : certes, mais là encore n'oublions pas que c'est la vie du sol qui permet l'humification et la fertilisation de la terre et le jardinier doit surtout s'assurer que cette vie soit la plus diversifiée et intense possible.

Les acteurs du sol favorisent la fertilité de la terre, participent à l'alimentation des plantes et à l'amélioration du sol; et ils le font naturellement, gratuitement et surtout mieux que nous,

ok mais que reste-t-il au jardinier alors ?

et bien d'abord changer de regard, revoir ses pratiques culturales et surtout ne pas entraver les fonctions écologiques à l'oeuvre, mais bien plus de les favoriser.

Mais allez dire à un jardinier de cesser de retourner son sol ou que ce n'est pas à lui de nourrir ses plantes, vous imaginez sa réaction ... vous voyez que la mission de sensibilisation n'est pas aisée. Car connaître et comprendre le rôle des acteurs du sol est une chose mais modifier ses pratiques en est une autre plus difficile. Pas évident en effet de se voir détrôner par des invertébrés ! de leur confier le travail du sol et d'accepter que le jardin peut être autonome, qu'il n'a pas vraiment besoin de nous...

Mais un jour peut-être vous aurez remisé vos outils et vos produits et vous jardinerez avec les êtres vivants du sol - ces véritables jardiniers du sol. Vous verrez un jour vous allez vous mettre à compter le nombre de turricules de vers de terre sur votre jardin et serez ravi de savoir qu'ils sont là, qu'ils travaillent bien sagement dans l'ombre.

Publié le 3 Février 2013

Le manuel des jardins agroécologiques

Contrairement à ce que son titre suppose ("manuel"), je ne l'utilise pas comme un manuel qui nous livrerait des recettes toutes faites, prêtes à l'emploi et adaptées à toutes les situations. Bien qu'il présente de nombreuses techniques de culture alternatives, non cet ouvrage a une portée bien supérieure, il nous invite à nous ouvrir à une autre vision du jardinage, et par delà de la société.

L'agroécologie, solution d'avenir face au système agro-industriel dominant, s'applique aussi au jardin car c'est avant tout un état d'esprit, une philosophie de la vie, une philosophie de la nature.

Publié aux éditions Actes Sud, dans la collection Domaine du possible

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #documentation

Publié le 1 Février 2013

Vous avez décidé de créer votre potager et ainsi pouvoir profiter de vos premiers légumes cet été... Avant de vous emballer et pour bien démarrer, prenez le temps de la réflexion, vous n'êtes pas en retard. Pour que l'expérience soit réussie, voici quelques conseils de base à passer en revue.

 

  • Le choix de l'emplacement de votre futur potager

1ère étape fondamentale : privilégiez un espace dégagé et bien exposé pour que les plantes bénéficient d'un maximum d'ensoleillement durant la journée, et si possible abrité des vents dominants. Ensuite préférez un terrain plat, ou à faible pente, sinon il vous faudra aménager un système de terrasses plus contraignant. Bien sûr, il faut aussi un sol de bonne qualité, profond et riche ; même si celui-ci peut être amélioré avec le temps, mieux vaut partir sur de bonnes bases.

 

Il est de coutume de reléguer le potager au fond du jardin comme s'il ne devait pas être vu ! Ce n'est pas mon avis, le potager mérite bien d'être au coeur du jardin. Dans un potager où l'on pratique les cultures associées, les plantes potagères cotoyent les aromatiques et les fleurs, rien de plus beau et agréable à vivre. Installez-y au contraire une table, un banc et même une chaise longue, intégrez-le à la vie du jardin. N'hésitez pas non plus à mettre quelques légumes au sein de vos parterres de fleurs.

 

  • L'organisation du jardin

Il est important de réfléchir dès le début au plan d'aménagement, car cela facilitera grandement votre travail à venir. La mise en culture en planches est ce qu'il y a de plus facile : généralement une bande fait entre 1,10 et 1,30m de large, au-delà on ne peut plus travailler aisément et on se fatigue avec les outils tenus à bout de bras. Votre jardin pourra comporter une allée principale assez large (+1m) pour y faire circuler une brouette et des allées intermédiaires suffisamment dégagées pour pouvoir travailler et récolter sans piétiner les planches voisines. Pensez aussi à veiller à la proximité du point d'eau, du compost et du cabanon où sont rangés vos outils.

Vous voyez qu'il y a de quoi passer quelques soirées à la réflexion... Bien entendu tout cela est dans l'idéal, et d'expérience je sais qu'il n'est pas toujours possible de pouvoir réunir tous ces paramètres, il faut apprendre à composer avec ce que l'on a sur place.

 

  • La taille du potager

Enfin, sachez adapter la taille du potager en fonction de vos priorités, car si vous vous lancez dans un jardin trop grand cela sera au risque de grandes déceptions. Commencez par un petit carré, expérimentez pour vous rendre compte avec cet échantillon du temps et du travail que cela nécessite. Cela ne vous empêche pas de prévoir d'agrandir progressivement par la suite. Car si vous devenez mordu, nul doute que ce carré potager grandira. Il importe de ne pas se laisser déborder, de ne pas oublier qu'une saison n'est jamais identique aux précédentes ni aux suivantes. Prenez votre temps pour agrandir, gardez à l'esprit que jardiner doit rester avant tout source d'un vrai plaisir, pas une corvée.

 

Rédigé par emmanuelle