Publié le 29 Mars 2013

Démarrer un potager : bien choisir les premières cultures

Après avoir défriché votre terrain et procédé au travail préparatoire du sol, fastidieux certes mais indispensable, vous allez pouvoir vous projeter sur vos futures plantations. Cependant, il faut savoir que suivant l'état initial de votre terrain vous ne pourrez pas -du moins la première année- laisser libre cours à toutes vos envies.

Si le terrain était anciennement cultivé, c'est envisageable; en revanche dans le cas contraire pour vos premières cultures vous allez choisir de préférence des plants plutôt que des semis nécessitant une terre bien nettoyée et fine.

Les pommes de terre sont parfaites pour commencer un potager, sinon vous pouvez aussi opter pour des tomates, des courgettes ou potirons que vous aurez préalablement fait germer en godets.

Si vous faites vos premiers pas en jardinage, je vous conseille de commencer par des légumes de culture facile ne nécessitant pas trop de travail afin de vous familiariser avec les plantes, leur cycle de vie et la pratique du jardinage en général : betteraves, courges, fèves, épinards... Réservez les semis plus délicats de carotte, mâche ou salade pour l'année suivante.

Une autre possibilité, si vous n'êtes pas trop impatient de déguster vos premiers légumes dès cette année, consiste à mettre en place des engrais verts (ex. seigle, sarrasin, phacélie, luzerne, trèfle...). Semer des engrais verts est excellent et aura un effet très bénéfique pour le sol : ils ont la particularité d'améliorer la structure du sol grâce au travail des racines. La production de biomasse ainsi obtenue profitera à la terre sous forme de matière organique, relancera l'activité de la vie microbienne du sol perturbée par le travail préparatoire et se transforma ensuite en humus. De plus, en occupant l'espace, ils vont étouffer et limiter le développement des herbes "indésirables". Facile à mettre en place, l'engrais vert est vraiment idéal comme culture préliminaire.

Quoiqu'il en soit, si pour quelque raison que ce soit, vous ne cultivez pas de suite la parcelle défrichée, surtout ne laissez pas la terre nue et semez-y quelques fleurs annuelles ou une prairie fleurie à la volée. Cela ne demande pas de travail, c'est joli, le sol sera couvert en attendant et les insectes seront ravis.

Rédigé par emmanuelle

Publié le 17 Mars 2013

Voilà les jonquilles

Je suis l'idéal, je suis le rêve

qui réchauffe le coeur et fait

verdoyer les bourgeons de l'âme.

Qui me cueille

comble de joie

ses jours ensoleillés par ma flamme.

Jean Henry Fabre

Rédigé par emmanuelle

Publié le 16 Mars 2013

Pesticides ou biodiversité

Du 20 au 30 mars se déroule la 8° édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides.

L'occasion de prendre le temps de la réflexion et de se documenter pour apprendre à jardiner sans pesticides... car oui c'est possible !

Sans revenir sur les problèmes de santé humaine bien documentés, c'est au regard de la perte de biodiversité qu'il faut aussi s'interroger. Et d'abord se demander : pourquoi utilise-t-on des pesticides ? pour réduire une espèce ravageuse qui menace - ou le plus souvent menacerait - nos récoltes ? pour s'assurer d'une production optimum ?

Pesticides et écosystèmes : des dommages collatéraux

Si les dégâts causés par une espèce dite "nuisible" ou "indésirable" sont énormes dans votre jardin, il y a fort à parier qu'il y règne un déséquilibre. Pourtant maintenir un écosystème fonctionnel où la diversité des espèces vivantes s'exprime pleinement réduit fortement le problème des "nuisibles" car la régulation s'y opère naturellement par la présence de prédateurs. C'est le principe de base de la chaîne alimentaire : il y a toujours des prédateurs qui se chargent de réguler les populations.

Or les pesticides, n'étant pas sélectifs, réduisent l'espèce concernée à néant, mais éliminent également ses prédateurs ou parasites qui pourraient s'en charger par un contrôle naturel.

Gardons à l'esprit que les pesticides ont un impact bien au-delà de l'espèce visée et les dégâts "remontent" dans la chaîne alimentaire avec des dommages pour la vie microbienne du sol, les insectes, les oiseaux, les mammifères.

Et que dire des insecticides "bio" ?

Déjà étymologiquement, il y a un problème à mon sens : comment sérieusement peut-on se satisfaire de voir réunis ces 2 mots littéralement opposés : cide = mort / bio = vie ?

Les insecticides dits "bio", "naturels" ou utilisables en jardinage bio comme indiqué sur l'étiquette ne contiennent pas de produits chimiques dans leur composition. Ils sont donc certes moins toxiques pour l'environnement, mais tout aussi dangereux pour la biodiversité. Sachez que l'insecticide bio ou naturel ne fait pas plus la différence entre le puceron et la coccinelle que son homologue chimique.

Alors changeons de regard

Changeons de regard et faisons confiance aux processus naturels de régulation, sachons attendre et observer, car le plus souvent l'apparition de l'espèce gênante précède celle des prédateurs. Les pucerons s'installent sur votre rosier ou votre pommier ? n'ayez crainte, dans un environnement équilibré les coccinelles ne seront pas longues à venir s'en repaître.

Avant de traiter, demandez-vous si c'est vraiment nécessaire : Y a-t-il péril en la demeure si quelques insectes s'intéressent à vos légumes et y prélèvent leur part ? Est-ce la catastrophe si la récolte sera moins abondante que prévu ? N'oublions pas qu'en tant que jardiniers amateurs, nous n'avons pas les mêmes contraintes de rentabilité qu'un agriculteur !

En revanche, nous les jardiniers amateurs, qui représentons environ 17 millions de personnes et utilisons + 5 000 t de pesticides par an, oui nous avons tous un rôle à jouer : plutôt que de répandre la mort dans nos jardins, travaillons à favoriser la biodiversité la plus variée et laissons-la oeuvrer.

Un conseil : soyez patient, car un écosystème équilibré et fonctionnel se rétablit dans la durée. Si votre jardin a reçu régulièrement des pesticides, cela prendra du temps pour une régénération, alors ne soyez pas désemparé si les résultas ne sont pas immédiats, il faut laisser à la faune le temps de se reconstituer.

Publié le 1 Mars 2013

Et si on parlait d'écocide...

Vous vous sentez révolté par les atteintes répétées à l’environnement ? vous jugez la passivité de nos dirigeants écoeurante ? vous vous résignez ?

Sachez qu’il existe des dispositifs permettant aux citoyens que nous sommes d’interpeller les instances : l’Initiative Citoyenne Européenne

C’est ainsi qu’un collectif de citoyens a lancé la grande opération « Arrêtons l’écocide en Europe » le 22 janvier dernier au Parlement Européen.

L’idée est la suivante : que le terme ECOCIDE (contraction d’écosystème et de génocide) soit reconnu comme un crime pour lequel des sociétés et des personnes physiques pourraient être jugées responsables en cas de destruction des écosystèmes. Il s’agit par le biais d’une Initiative Citoyenne Européenne d’appeler la Commission Européenne à faire adopter une loi pour criminaliser l’écocide. Pour cela, il faut qu’1 million de personnes en Europe se mobilisent pour que la Commission Européenne soit dans l’obligation d’étudier cette proposition de loi.

C’est le moment de faire entendre votre voix, mobilisez-vous sur cette initiative citoyenne. Le dispositif diffère de la pétition traditionnelle : la collecte de signatures se fait par le biais d’un logiciel certifié par la Commission Européenne - il est nécessaire de fournir certaines données personnelles (ex N° d’identité), seule preuve que les signataires soient des individus engagés et non des robots informatiques.

Vous pensez que c’est utopique ? peut-être bien mais rester inactif ou faire l’autruche n’a jamais fait avancer le monde, et c’est à nous, citoyens, de le faire bouger ! Pourquoi ne pas imaginer que notre vieille Europe soit pionnière et donne l’exemple aux autres pays en adoptant ce texte, car l’enjeu est bien sûr international...

Toutes les info sur le site www.endecocide.eu

Rédigé par emmanuelle