Publié le 8 Février 2015

Les ressources naturelles sont en train de disparaître, cela n'est pas une nouveauté en soit... en revanche le grand public connaît beaucoup moins les processus qui se mettent en place pour les préserver.

L'idée d'attribuer une valeur économique à la nature comme rempart à la crise écologique fait son chemin. Et si évaluer les services rendus par la nature, en leur fixant un prix, permettait enfin de réellement prendre conscience de la valeur de ce que nous dégradons et d'endiguer la destruction ? Imaginons que nous confions la préservation des milieux naturels et des espèces en voie de disparition à des "biobanques" ?

L'enquête menée par Denis Delestrac et Sandrine Feydel dans un excellent documentaire intitulé "Nature, le nouvel eldorado de la finance" diffusé sur ARTE le mardi 3 février 2015 nous ouvre les yeux sur les processus à l'oeuvre. Marchés de l'eau, marchés de la biodiversité, marchés carbone, actions "léopard"..., l'enquête montre comment les mécanismes financiers s'emparent du vivant, comment les banques et les multinationales placent leurs pions pour transformer la préservation de la nature en opportunité économique. Ou comment gagner de l'argent sur la destruction de l'environnement.

En complément du documentaire, une interview de Sandrine Feydel dans l'émission de Ruth Stégassy Terre à terre sur France Culture.

Un documentaire indispensable pour comprendre les enjeux de demain

Rédigé par emmanuelle

Publié le 3 Février 2015

2015, année internationale des sols

Cette année, l'ONU a décidé de braquer ses projecteurs sur les sols en déclarant 2015, année internationale des sols. Il est urgent que les citoyens prennent effectivement conscience de l'état de dégradation de leurs sols sur l'ensemble de la planète et regardent leur environnement autrement.

Selon la FAO, 1/3 des sols dans le monde est dégradé et ce constat doit nous faire réagir car ce n'est pas le fruit du hasard, mais bien sous la pression de nos activités : bétonnage à tour de bras, agriculture industrielle avec son cortège de destructions liées à la sur-mécanisation, la monoculture à grande échelle ou l'usage intensif de produits chimiques. En terme d'artificialisation des sols, qui sait qu'entre 2006 et 2010 c'est en moyenne 78 000 ha qui disparaissent chaque année en France ? l'équivalent d'un potager de 25m2 par seconde !! Cela donne de quoi réfléchir non ?

Les constats sont alarmants et plus ou moins connus : perte de la biodiversité, destruction de la vie du sol, baisse de la biomasse et de la matière organique, érosion et salinisation des sols....

Alors oui, il est plus que temps de changer de vision et d'évoluer vers un système visant à régénérer les sols et à rétablir les grands équilibres biologiques naturels. Et pouvoir avoir la satisfaction de se dire que nos enfants hériteront de sols sains pour une production alimentaire saine, de sols dynamiques dans des écosystèmes stables, capables de réagir en cas de sécheresse ou d'inondation. Sans cette fine couche de terre fertile qui couvre la planète, que serions-nous ?

Nous pouvons chacun à l'échelle de notre jardin cultiver notre potager dans le respect de la vie du sol. L'observation directe, l'attention que nous portons à notre carré de culture, la reconnexion avec la nature, nous ouvriront les yeux sur les paysages qui nous entourent.

Qui sait, peut-être qu'ensuite le ver de terre, acteur essentiel d'un sol vivant, sera à son tour mis à l'honneur !