Publié le 25 Mars 2017

Il y a le printemps du calendrier (le 20 mars) et le printemps du jardinier : le réveil de la nature qui annonce la reprise des travaux au jardin. La floraison jaune d'or du forsythia donne le signal des premiers semis. La nature se réveille, les premières fleurs parent le jardin de couleurs, par une belle journée ensoleillée les abeilles, les papillons sont de sortie. C'est là une période d'euphorie et de renouveau pour le jardinier, dans les starting block pour démarrer sa nouvelle saison.

L'observation des stades de développement des végétaux est un savoir qui remonte aux temps anciens, un savoir populaire emprunt de bon sens qui s'est transmis oralement de génération en génération. Aujourd'hui, nous consultons nos livres de jardinage ou les notices sur les emballages qui indiquent des dates approximatives pour les périodes de semis, de plantation, de traitement; mais cela reste peu précis. Car d'une région géographique à l'autre ou d'une année à l'autre, le rythme de la nature connait des variations. Et ce d'autant plus avec le changement climatique observé ces dernières années : printemps plus précoces, automnes plus tardifs.

Observer attentivement les stades de développement des végétaux, mais également des insectes, permet d'effectuer au moment propice les différents travaux au jardin : tailler ou traiter les fruitiers, démarrer les semis... Ainsi la floraison des lilas indique qu'il est temps de planter les pommes de terre, celle du muguet donne le signal de la plantation des dahlias. Cela s'appelle la phénologie, en fait il s'agit juste de vivre en harmonie avec la nature. Une illustration de plus du savoir-être du jardinier écologique.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #les pieds sur terre