Publié le 25 Septembre 2016

La piéride du chou

Ciel mes choux ! Disparus ou littéralement réduits à l'état de dentelle ? alors pas d'erreur c'est l’œuvre de la piéride du chou.

Dans la famille des piérides, nous trouvons des papillons comme l'Aurore, le Citron, le Gazé, mais celui qui retient toute l'attention du jardinier est la piéride du chou... vu son nom on aura compris pourquoi !

De taille moyenne, blanc avec une tache noire ou grisâtre à l'extrémité des ailes, et avec un point noir pour la femelle, la piéride du chou est un papillon très commun que vous ne manquerez pas de voir voleter dans le jardin. Il est présent dès le printemps et 2 à 3 générations peuvent se succéder tout au long de la saison jusqu'au début de l'automne. Pour pondre, la femelle est attirée exclusivement par les plantes de la famille des crucifères : le chou donc, mais aussi les radis, navets, raves. Ce sont les chenilles qui font des dégâts en s'attaquant au feuillage et si l'on n'y prend pas garde, elles auront vite fait de réduire à néant nos plants de chou, surtout en fin d'été et début d'automne (période où elles sont plus nombreuses).

Mais pas de panique, avant de sortir l'arsenal des armes de destruction massive, prenons un peu de recul... Car si les choux n'ont pas disparu de la surface de la Terre sous la pression des piérides c'est bien que Dame Nature a pensé à tout.

Dans un écosystème équilibré, il y a des mécanismes de régulation qui opèrent naturellement : ainsi la piéride a des ennemis. Les prédateurs de la chenille sont nombreux : des araignées, coccinelles, chrysopes, larves de syrphe, guêpes carnassières, sans compter les mésanges ou les moineaux. Autre exemple : en mangeant les feuilles de chou, l'insecte déclenche l'émission d'une substance volatile qui attire une guêpe qui pond ses œufs dans les larves de piéride. D'où l'intérêt d'avoir un jardin de biodiversité où la chaine alimentaire et les rapports de prédation et parasitisme fonctionnent correctement.

Sachant que dans la nature, les rapports plante/insecte se jouent sur le terrain olfactif, une piste à explorer est celle du brouillage. La piéride étant inféodée aux crucifères, elle recherche leur présence pour y déposer ses œufs. Facile donc d'imaginer qu'un carré de choux plantés les uns à côté des autres ne passera pas inaperçu et attirera les ravageurs. En revanche si on plante des choux en association avec d'autres plantes à forte odeur (comme la tomate ou le céleri) et voilà le système olfactif du papillon légèrement perturbé.

Pour ma part, afin de brouiller les pistes et tenir la piéride à l'écart, je dispose aussi des gourmands de tomate sur les choux ou des tiges de tanaisie (une plante répulsive) à proximité. Je procède à une inspection régulière des choux et à un ramassage manuel. Cela nécessite un peu de patience et beaucoup d'observation. Il faut regarder sous les feuilles et repérer les éventuels petits paquets d’œufs jaunes pour les détruire avant éclosion. Les chenilles de la piéride du chou qui vivent en groupe se repèrent assez facilement. Plus difficile à repérer est la piéride de la rave dont les œufs sont pondus isolement et dont les chenilles vertes se confondent parfaitement avec le feuillage. Celles-ci se trouvent fréquemment au cœur des choux.

Mais patience et observation ne sont-ils pas les qualités du jardinier écologique ... bon sinon l'usage d'un filet anti-insecte à maille fine est moins fastidieux et efficace !

Oeufs & chenilles de piéride du chouOeufs & chenilles de piéride du chou

Oeufs & chenilles de piéride du chou

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #le nez en l'air

Publié le 15 Septembre 2016

Nouvelle session de stage

Nouvelle date pour vous offrir un stage découverte le 8 octobre ! Vous souhaitez cultiver vos légumes et pratiquer un jardinage écologique, venez découvrir comment prendre soin de votre terre, favoriser la biodiversité dans votre jardin et préserver l'environnement

Stage Préparer son potager bio organisé avec l'association Savoir Faire et découverte

Objectifs :

  • repenser son jardin comme un écosystème à part en entière
  • favoriser la biodiversité au jardin
  • produire des légumes sains

Programme :

1ère partie : où l'on apprend à prendre soin de la terre en adoptant des pratiques culturales respectueuses de la vie du sol

2ème partie : où l'on apprend comment faire de son jardin un écosystème équilibré et sain dans lequel plantes et petites bêtes vivent en symbiose

pour plus de détails et inscription RDV sur le site Savoir faire et découverte / référence 100474

Rédigé par emmanuelle

Publié le 19 Août 2016

De l'eau pour les auxiliaires

Dans un jardin de biodiversité, on pense bien volontiers à accueillir les auxiliaires en installant des nichoirs, des abris à insectes, des haies ou des plantes sauvages. Offrir le gîte et le couvert, mais sans oublier l'eau ... indispensable surtout en été quand elle se fait rare.

Si vous avez la possibilité d'aménager une mare dans votre jardin c'est parfait, dans le cas contraire sachez que même de petits points d'eau peuvent convenir. Cela peut être différents types de récipients, des coupelles plus ou moins profondes dans lesquelles les oiseaux pourront à la fois se désaltérer et faire leur toilette, un demi-tonneau ou une vieille bassine en zinc conviennent très bien également. A vous de laisser votre créativité œuvrer !! Dans les récipients les plus profonds vous pourrez même placer une ou deux plantes aquatiques dans des pots surélevés sur une pierre. Préférez de l'eau de pluie et l'ombre pour vos points d'eau.

Enfin soyez attentifs à positionner des pierres ou de la mousse (même une serpillère fera très bien l'affaire mais c'est nettement moins esthétique) afin que vos invités viennent se poser sans risquer la noyade.

Publié le 14 Juillet 2016

Planter des poireaux

Grand classique au potager, le poireau est un légume rustique qu'il est possible de cultiver toute l'année. En été, c'est le moment pour planter des poireaux qui seront récoltés cet hiver.

Le poireau est une plante originaire du Moyen-Orient qui se plait dans une terre profonde et un sol fertile en humus car il est gourmand. Il existe plusieurs variétés de poireaux suivant les saisons de récolte : semis de janvier-février pour une récolte d'été, semis de mars pour une récolte d'août à décembre et semis d'avril-mai pour une récolte d'hiver.

  • Une séance d'habillage...

Après le semis, le poireau nécessite un repiquage et un "habillage" avant d'être installé en place. L'habillage consiste à couper les extrémités : racines et feuilles (1/3) avec une paire de ciseaux. Ensuite les plants ainsi habillés seront laissés au sol à faner durant un jour ou deux pour les endurcir. Avant de les planter, il est conseillé de praliner les racines en les enduisant d'une boue faite avec de la terre du jardin, ou mieux en les laissant tremper dans du purin d'ortie pur durant quelques heures.

Voilà les plants prêts à présent. Les tiges seront plantées à l'aide d'un plantoir à une dizaine de cm de profondeur, espacées entre elles de 10/15 cm. Pour obtenir de beaux blancs, vous pouvez les repiquer au fond d'un sillon creux dont les bords serviront aux buttages successifs au rythme de la croissance des plants.

Enfin arrosez régulièrement les jeunes plants au purin d'ortie, mais sans excès. C'est un fertilisant qui sert aussi de barrière olfactive contre la mouche du poireau.

  • ...et de bons voisins

Car le poireau a quelques ennemis qu'un jardin de cultures associées aide à réguler. La mouche du poireau, dont la larve fait des sillons dans les feuilles, est tenue à l'écart des poireaux par la présence de carottes. D'ailleurs poireaux et carottes est un bon exemple d'association car il y a une répulsion réciproque de leur mouche respective ! voilà un compagnonnage idéal

Le poireau s'associe aussi aux fraisiers. Tout comme l'ail, l'oignon ou la ciboulette, le poireau appartient à la famille des liliacées. Ils contiennent une substance soufrée qui leur donne leur goût spécifique et qui empêche la moisissure des fraisiers.

En revanche, ces composés sulfurés ne sont pas du tout du goût des pois, fèves, haricots qu'il vaut mieux éloigner des poireaux.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 22 Juin 2016

L'oedemère

Par une belle journée ensoleillée, vous avez certainement déjà pu voir ce petit coléoptère d'un vert métallique dans votre jardin. C'est un oedemère noble.

Adulte, ce délicat coléoptère d'une dizaine de millimètres est floricole et butine de fleur en fleur. Les larves, qui se développent dans de vieilles tiges ou brindilles, sont xylophages. Étymologiquement, son nom vient du grec "enfler", car le mâle se distingue de la femelle par ses cuisses gonflées !

Maintenant que les présentations sont faites, le jour où vous le croiserez, vous saurez prendre le temps de saluer et d'observer attentivement cette élégante p'tite bête qui joue un rôle de pollinisateur et de décomposeur au jardin.

Un mâle reconnaissable à ses cuisses

Un mâle reconnaissable à ses cuisses

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #le nez en l'air

Publié le 29 Mai 2016

Un sureau pour un jardin accueillant

Il en va du sureau comme de l'ortie... vous savez ces plantes communes qui ont l'audace de pousser un peu partout toutes seules. Au mieux on les regarde à peine, mais le plus souvent elles sont purement et simplement supprimées car considérées comme indésirables. Le sureau, qui recèle de nombreuses qualités, mérite pourtant d'être présent dans tout jardin écologique.

  • Un arbuste attractif pour les auxiliaires

Le sureau est un petit arbre qui trouve sa place dans une haie champêtre aux côtés d'autres espèces locales comme le saule, le prunelier ou le charme. Une haie, voire un petit bosquet ou même quelques arbres isolés jouent un rôle majeur dans l'écosystème jardin.

Le sureau qui se couvre de feuilles très tôt au printemps est un arbuste hôte recherché par les insectes et surtout les papillons nocturnes dont les chenilles se nourrissent du feuillage. Les fleurs qui se développent en ombelles blanches à partir de mai attirent des abeilles, bourdons, cétoines, syrphes, papillons venus butiner le pollen. A la fin de l'été, ce sont les fruits qui font le régal des oiseaux (rouge-gorge, grive, merle, rouge-queue).

Plante nourricière, le sureau est également utile comme refuge pour les auxiliaires. Les oiseaux y trouveront de quoi faire leur nid. Les tiges à moelle du sureau seront quant à elles récupérées pour garnir votre hôtel à insectes et serviront de nichoir pour les abeilles et guêpes solitaires.

  • Un arbuste non moins utile pour le jardinier

Si vous observez bien, vous verrez des amas de pucerons agglutinés sur les tiges. Il s'agit d'un type de puceron spécifique du sureau. Ne paniquez pas ! Au contraire, c'est une réserve de nourriture propice à la venue des coccinelles et des syrphes, grandes dévoreuses de pucerons. Autant dire qu'un sureau dans le jardin, c'est l'assurance d'avoir à disposition une armée d'auxiliaires qui sera présente et prête à intervenir si besoin pour réduire le nombre de pucerons s'attaquant à vos rosiers ou vos légumes. Le sureau participe donc à rendre le jardin accueillant pour la biodiversité et favorise son bon fonctionnement écologique.

Arbuste nourricier pour la faune, sachez tout de même prélever votre part également ! Les baies sont un régal en gelée ou confiture. Les fleurs, très odorantes, vous permettront de faire de délicieuses limonades, du sirop ou du vin parfumé.

Plante médicinale connue depuis l'Antiquité, le sureau pourra s'avérer fort utile pour le jardinier car c'est un puissant répulsif. Les feuilles préparées en décoction sont un remède contre l'altiste, le puceron ou la noctuelle ou en extrait fermenté contre les taupes, mulots, campagnols.

Publié le 3 Mai 2016

Les beaux jours arrivent

Après un mois d'avril plutôt frisquet et pluvieux, c'était avec impatience que nous attendions tous le soleil. Le voilà de retour et par ces belles journées c'est la vie qui s'anime.

Petite visite au jardin où les abeilles sont de sortie. Elles s’abreuvent à la mare et butinent les premières fleurs. Je laisse volontairement monter en fleur les légumes non consommés, comme ces fleurs de chou par exemple qui sont un régal pour les abeilles.

Une petite osmie, abeille solitaire, a pondu ses œufs dans une tige creuse de l'hôtel à insectes. Elle dépose son œuf dans une sorte de nid rempli de pollen avec un peu de nectar, rebouche la cellule, puis pond un autre œuf dans la cellule suivante et ainsi de suite.

Un rougequeue à front blanc semble avoir choisi un des nichoirs du jardin !

Les beaux jours arrivent
Les beaux jours arrivent
Les beaux jours arrivent
Les beaux jours arrivent

Rédigé par emmanuelle

Publié le 23 Avril 2016

Du compost pour nourrir le sol

La fertilisation du potager... voilà bien l'une des préoccupations du jardinier ! Et en matière de fertilisation, rien ne vaut le compost : engrais naturel le mieux adapté, le plus équilibré et le plus économique.

  • Le compost, c'est naturel et écologique

Le compostage est un processus naturel qui résulte de la dégradation des déchets organiques. Sous l'action des bactéries, de la microfaune et des champignons, nos déchets de cuisine (épluchures, marc de café...) et de jardin (tonte de gazon, mauvaises herbes non montées en graine de préférence, feuilles mortes...) sont transformés gratuitement au bout de plusieurs mois en une matière brune riche en éléments nutritifs.

Composter c'est aussi une manière de restituer au sol une partie des éléments nutritifs que nous avons prélevés en récoltant les légumes. C'est un geste écologique qui participe à la réduction de nos déchets ménagers. Par le mécanisme naturel du recyclage ils deviennent un engrais parfaitement équilibré en éléments fertilisants.

  • Du compost pour le respect du sol

Si le jardinier écologique privilégie le compost comme principale source de fertilisation (accompagné d'engrais verts, paillis et purins), c'est dans une démarche de respect du sol. Le compost participe à la fabrication de l'humus qui stimule l'activité biologique du sol. Il est de fait le fertilisant qui respecte le mieux la vie du sol. Et c'est là que tout se joue ! En réalité, le jardinier écologique ne nourrit pas les plantes directement, mais le sol et plus exactement la vie du sol ... Car c'est elle qui se charge de nourrir les plantes et elle le fait bien mieux que nous avec nos produits "miracles" qu'ils soient chimiques ou naturels d'ailleurs.

  • C'est le moment !

En avril, c'est le bon moment pour vider le compost mûr et faire redémarrer le composteur. Vous avez fait votre plan de culture pour la saison à venir, il est temps de préparer les emplacements de vos tomates ou courgettes, ce sont des plantes particulièrement gourmandes qui apprécieront du compost. Disposez du compost dans des trous préparés pour recevoir les jeunes plants à la mi-mai, semez un engrais vert à croissance rapide (moutarde blanche) entre les trous, il sera ensuite coupé et servira de paillis protecteur et nutritif une fois les plantes bien installées. Sinon pour épandre du compost sur les planches sachez qu'une pelletée par m2 incorporée à 10-15 cm de profondeur suffit !

Alors pour un sol dynamique, vivant, équilibré et fertile; pensez au compost

Publié le 6 Avril 2016

Les primevères annoncent le printemps

Pour saluer le printemps, invitez donc des primevères dans votre assiette pour une cuisine sauvage, printanière et surprenante.

La floraison des primevères annonce le printemps, c'est le moment de réveiller votre cuisine avec une touche de soleil.

Les variétés de primevères les plus communes sont les primevères Acaule, fréquemment présentes dans les vieux jardins qu'elles envahissent et colorent de jolies teintes variées, et la primevère officinale, communément appelée coucou, plante sauvage à la fleur jaune. Au printemps, les primevères sont une ressource prisée des insectes pollinisateurs : le nectar attire les abeilles sauvages ou les syrphes et les feuilles les chenilles de papillons.

Elle est comestible et peut donc s'inviter à votre table. Laissez-vous tenter par une salade en mélange avec des jeunes pousses de primevère. Pensez à déposer quelques fleurs, à la saveur légèrement sucrée, en décoration d'un plat de crudités ou d'un dessert. Cuites, les feuilles se cuisinent comme des épinards ou en potage.

Les fleurs sont également utilisées en infusion ou en limonade pour leurs vertus contre la toux et l'insomnie.

Primevère officinale (ou coucou) dont la fleur est plus odorante

Primevère officinale (ou coucou) dont la fleur est plus odorante

Rédigé par emmanuelle

Publié le 13 Mars 2016

Stages jardinage bio 2016

Vous souhaitez cultiver vos légumes et pratiquer un jardinage écologique, venez découvrir comment prendre soin de votre terre, favoriser la biodiversité dans votre jardin et préserver l'environnement

Des sessions sur une demi-journée, organisées sur le jardin potager des Longs Sillons à Thomery, en sud Seine et Marne

Initiation : je démarre un potager

Objectif : passer de l'idée au projet

Contenu : choix et préparation du terrain, découverte et choix des plantes (semis & plants), aide à l'élaboration d'un plan de culture

Date : le 2 juillet 2016

3 modules d'approfondissement indépendants les uns des autres mais complémentaires sur le jardinage écologique

  • Je prends soin de la terre

Contenu : la notion de sol vivant, le travail du sol, la couverture du sol (paillage), les engrais verts ...

Date : le 9 juillet 2016

  • Je favorise la biodiversité

Contenu : le concept de biodiversité, la vie du sol, les insectes auxiliaires, les cultures associées...

Date : le 16 juillet 2016

  • Je préserve l'environnement

Contenu : les principes du génie écologique, recyclage & compostage, gestion de l'eau, rotation des cultures ...

Date : le 30 juillet 2016

Sessions programmées le samedi de 14h30 à 17h00 de juin à septembre, 30 euros/personne

pensez à vous inscrire !

Rédigé par emmanuelle