Articles avec #biodiversite tag

Publié le 17 Décembre 2016

Durant la saison hivernale, période de repos de la nature, le jardinier est sujet à l'ennui... Allez c'est le bon moment pour faire une petite séance de nettoyage. On pense bien volontiers aux outils de jardin, mais n'oublions pas aussi les nichoirs à oiseaux.

Dans un jardin de biodiversité les oiseaux sont des alliés précieux pour réduire naturellement les populations d'insectes, en particulier les mésanges charbonnières et les mésanges bleues. Poser quelques nichoirs permet d'accueillir régulièrement des couples qui s'installeront dans votre jardin.

Dans la nature, les passereaux (mésanges, moineaux, rouge-gorges) reconstruisent chaque année un nouveau nid. Alors inutile de laisser le nid d'une année sur l'autre. Ils seraient capables de faire leur nid au-dessus de l'ancien ! et les lits superposés ne sont pas vraiment adaptés pour les petits oisillons qui risqueraient de tomber.

Cette opération est à réaliser en hiver avant le mois de février car déjà les oiseaux commencent à repérer les lieux pour leur futur nid. Cela a le mérite aussi de prévenir d'éventuelles maladies ou parasites. Alors nettoyons l'intérieur de la chambre à coucher de tous les matériaux accumulés et passons un petit coup de brosse. Si nous constatons la présence de beaucoup de parasites logés à l'intérieur, un passage sous la flamme d'un petit chalumeau permettra d'assainir la demeure. Attention quand même à ne pas cramer n'importe qui ! il arrive parfois que des coccinelles ou des chrysopes passent l'hiver à l'abri dans un nichoir. Ce sont de précieux auxiliaires, laissons-les tranquilles et tant pis pour le ménage cette année...

Enfin, c'est aussi l'occasion de vérifier l'état général du nichoir, de faire quelques petites réparations si besoin, de passer éventuellement un peu d'huile de lin, sur l'extérieur uniquement. Le nichoir est-il trop vieux ? prend-il l'eau ou les courants d'air ? Dans ce cas mieux vaut le remplacer, de toute façon il ne passera pas au rigoureux contrôle technique "qualité habitat" des oiseaux !

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #biodiversité

Publié le 18 Novembre 2016

L'idée en associant entre elles des plantes potagères, aromatiques et florales est de profiter de leurs influences réciproques et de bénéficier d'une protection mutuelle. C’est aussi l’expression d’une biodiversité cultivée.

Alors voici 5 bonnes raisons pour vous y mettre !

  • Raison N°1 la diminution des ravageurs. Certaines associations végétales peuvent nous aider à repousser les ravageurs : un mélange dans les variétés cultivées (couleurs, odeurs…) brouille le système de repérage des ravageurs; de plus certaines plantes émettent des substances répulsives ou toxiques. Exemple parfait de coopération : l'association carottes / oignons ou poireaux car il y a répulsion mutuelle de leur mouche respective !
  • Raison N°2 l'attraction des auxiliaires. De la même manière que certaines plantes ont un effet répulsif, d’autres ont des vertus attractives (les aromatiques notamment visitées pour les insectes pollinisateurs). La bourrache attire les syrphes dont les larves sont de grandes dévoreuses de pucerons.
  • Raison N°3 la protection contre les maladies. Les plantes peuvent aider à limiter certaines maladies (la présence de l'ail à proximité des fraisiers les protège de la pourriture grise) et à lutter contre les nématodes (vers parasites présents dans le sol) comme le souci ou la tagète.
  • Raison N°4 un gain de place. Mieux occuper l’espace en associant des plantes à cycle court avec des plantes à cycle long, ainsi aucun espace n’est nu et cela bénéficie à la vie du sol (des salades au pied des tomates ou semis de radis avec les carottes)
  • Raison N°5 l'entraide entre les plantes. Mieux profiter des apports d’azote puisé dans l’air par les légumineuses et restitué dans le sol au fur et à mesure de la décomposition des racines ou encore profiter de l’effet « antiseptique » de la moutarde ou du souci

 

Bref, l'association des cultures, par la diversité des couleurs, des odeurs, des insectes présents au jardin qu'elle suppose, participe au maintien d’un écosystème équilibré.

Publié le 19 Août 2016

De l'eau pour les auxiliaires

Dans un jardin de biodiversité, on pense bien volontiers à accueillir les auxiliaires en installant des nichoirs, des abris à insectes, des haies ou des plantes sauvages. Offrir le gîte et le couvert, mais sans oublier l'eau ... indispensable surtout en été quand elle se fait rare.

Si vous avez la possibilité d'aménager une mare dans votre jardin c'est parfait, dans le cas contraire sachez que même de petits points d'eau peuvent convenir. Cela peut être différents types de récipients, des coupelles plus ou moins profondes dans lesquelles les oiseaux pourront à la fois se désaltérer et faire leur toilette, un demi-tonneau ou une vieille bassine en zinc conviennent très bien également. A vous de laisser votre créativité œuvrer !! Dans les récipients les plus profonds vous pourrez même placer une ou deux plantes aquatiques dans des pots surélevés sur une pierre. Préférez de l'eau de pluie et l'ombre pour vos points d'eau.

Enfin soyez attentifs à positionner des pierres ou de la mousse (même une serpillère fera très bien l'affaire mais c'est nettement moins esthétique) afin que vos invités viennent se poser sans risquer la noyade.

Publié le 29 Mai 2016

Un sureau pour un jardin accueillant

Il en va du sureau comme de l'ortie... vous savez ces plantes communes qui ont l'audace de pousser un peu partout toutes seules. Au mieux on les regarde à peine, mais le plus souvent elles sont purement et simplement supprimées car considérées comme indésirables. Le sureau, qui recèle de nombreuses qualités, mérite pourtant d'être présent dans tout jardin écologique.

  • Un arbuste attractif pour les auxiliaires

Le sureau est un petit arbre qui trouve sa place dans une haie champêtre aux côtés d'autres espèces locales comme le saule, le prunelier ou le charme. Une haie, voire un petit bosquet ou même quelques arbres isolés jouent un rôle majeur dans l'écosystème jardin.

Le sureau qui se couvre de feuilles très tôt au printemps est un arbuste hôte recherché par les insectes et surtout les papillons nocturnes dont les chenilles se nourrissent du feuillage. Les fleurs qui se développent en ombelles blanches à partir de mai attirent des abeilles, bourdons, cétoines, syrphes, papillons venus butiner le pollen. A la fin de l'été, ce sont les fruits qui font le régal des oiseaux (rouge-gorge, grive, merle, rouge-queue).

Plante nourricière, le sureau est également utile comme refuge pour les auxiliaires. Les oiseaux y trouveront de quoi faire leur nid. Les tiges à moelle du sureau seront quant à elles récupérées pour garnir votre hôtel à insectes et serviront de nichoir pour les abeilles et guêpes solitaires.

  • Un arbuste non moins utile pour le jardinier

Si vous observez bien, vous verrez des amas de pucerons agglutinés sur les tiges. Il s'agit d'un type de puceron spécifique du sureau. Ne paniquez pas ! Au contraire, c'est une réserve de nourriture propice à la venue des coccinelles et des syrphes, grandes dévoreuses de pucerons. Autant dire qu'un sureau dans le jardin, c'est l'assurance d'avoir à disposition une armée d'auxiliaires qui sera présente et prête à intervenir si besoin pour réduire le nombre de pucerons s'attaquant à vos rosiers ou vos légumes. Le sureau participe donc à rendre le jardin accueillant pour la biodiversité et favorise son bon fonctionnement écologique.

Arbuste nourricier pour la faune, sachez tout de même prélever votre part également ! Les baies sont un régal en gelée ou confiture. Les fleurs, très odorantes, vous permettront de faire de délicieuses limonades, du sirop ou du vin parfumé.

Plante médicinale connue depuis l'Antiquité, le sureau pourra s'avérer fort utile pour le jardinier car c'est un puissant répulsif. Les feuilles préparées en décoction sont un remède contre l'altiste, le puceron ou la noctuelle ou en extrait fermenté contre les taupes, mulots, campagnols.

Publié le 8 Février 2014

Accueillir les abeilles solitaires au jardin

Le constat alarmant de l'article précédent ne doit pas nous faire baisser les bras : certes le modèle agricole dominant mariant monoculture et pesticides représente un véritable fléau pour les abeilles et autres pollinisateurs, mais que cela ne nous empêche pas de réagir à notre niveau pour éviter leur déclin.

Faisons de nos jardins des havres de paix et de biodiversité ! Offrons leur le gîte et le couvert

Pensons à laisser ou à aménager des espaces "sauvages": sachez que les fleurs sauvages telles que centaurée, achillée millefeuille, tanaisie, grande marguerite... qui poussent toutes seules sont plus appréciées des insectes que la belle grosse fleur achetée dans le commerce. Laissons aussi fleurir quelques légumes : carotte, poireau, persil... Préférons la haie champêtre constituée d'essences variées et rustiques au "béton vert" de thuya. Pensons aussi à la rotation des cultures et à l'intégration d'engrais verts comme la phacélie, la moutarde blanche ou le sainfoin qui attirent de nombreux insectes. Enfin, il est aussi utile de penser à aménager quelques points d'eau, en prenant soin que les abeilles s'y abreuvent sans se noyer.

Pour les aider à nicher c'est également très simple et il n'est pas forcément nécessaire d'acheter des hôtels à insectes vendus (horriblement chers à mon avis) en jardinerie. On peut installer des nichoirs avec très peu de moyens en recyclant la matière première du jardin.

La plupart des abeilles sauvages ont des modes de vie solitaire et construisent des nids individuels. Il faut juste savoir que suivant les espèces, il existe différents types de construction : l'abeille charpentière creuse une galerie dans du bois mort, l'abeille "fouisseuse" creuse dans le sol (sable, argile), l'abeille "tapissière" utilise des végétaux (mousse, feuille) pour garnir les cloisons de son nid.

En règle générale, il faut une galerie dans laquelle l'abeille construit des cellules. Elle remplit chaque cellule de miel ou de pollen, puis y pond un oeuf, chaque cellule est ensuite refermée par un bouchon de terre, de résine ou de feuille. A chacune ses habitudes et c'est en diversifiant les nichoirs que vous allez accueillir un maximum de pollinisateurs.

Pour proposer des nichoirs aux abeilles et guêpes sauvages on peut confectionner différents fagots de tiges : tiges creuses (roseau, ombellifère, bambou...), tiges à moelle (ronce, sureau, rosier...) ou percer des bûchettes de trous de diamètres différents (2 mm à 10 mm). Si vous êtes un peu bricoleur, il n'est pas difficile de construire un hôtel à insectes dans lequel chaque casier sera aménagé comme autant de lieux de vie possibles.

Il est encore temps de fabriquer des nichoirs qui seront placés dès la sortie de l'hiver, à l'abri des pluies et vents dominants et orientés est/sud-est.

Ensuite, reste à observer... les premières abeilles à apparaître sont les osmies, reconnaissables à leur petit corps trapu poilu noir et roux. Même devant une multitude de trous, il est fascinant de voir avec quelle facilité chacune sait retrouver son nid avec précision.

C'est à la portée de tous d'aider les pollinisateurs à trouver gîte et couvert dans le jardin.

Publié le 15 Janvier 2014

Vers une agriculture sans abeilles ?

Dernièrement Le Monde publiait un article intitulé : "L'Europe en grave déficit d'abeilles pour polliniser ses cultures". Voilà bien un sujet de préoccupation pour les arboriculteurs, maraîchers, producteurs de semences, horticulteurs...

Depuis la nuit des temps les plantes et les insectes ont co-évolué ensemble créant ainsi une remarquable biodiversité. Les plantes ont besoin des insectes de la même manière qu'eux-mêmes dépendent des plantes pour se nourrir. Et la diversité végétale influence tout naturellement la diversité des insectes pollinisateurs.

Moins de plantes = moins d'insectes et moins d'insectes = moins de plantes ; c'est le cercle vicieux de la perte de biodiversité.

Le rôle primordial des abeilles dans la pollinisation est capital : par leur activité pollinisatrice elles assurent 70% de la biodiversité végétale. Mais si la disparition des abeilles est suivie de près (par les apiculteurs, les premiers concernés), c'est l'ensemble des insectes pollinisateurs qu'il faut défendre.

Le modèle agricole dominant basé sur la monoculture et l'usage de pesticides constitue une menace. Nous savons que les abeilles domestiques connaissent un taux élevé de surmortalité notamment avec l'usage des néonicotinoïdes. Mais l'impact sur les insectes sauvages (bourdons, papillons...) est tout aussi inquiétant.

Aujourd'hui, l'agriculture est dans une véritable impasse. Selon l'étude récente dont se fait écho Le Monde, l'Europe manque d'abeilles pour polliniser ses cultures : ce déficit est évalué à plus de 13 millions de colonies ! Les chercheurs mettent en cause le développement des cultures d'oléagineux notamment utilisés pour les agrocarburants. Les besoins en pollinisation ont augmenté alors qu'en parallèle les colonies d'abeilles s'effondrent.

L'équilibre est rompu. Il devient urgent de mettre en oeuvre des solutions alternatives et de rétablir un agro-écosystème dynamique et respectueux des synergies entre le sol, les plantes et les insectes. La productivité étant directement liée à la pollinisation, je ne vois pas comment les agriculteurs pourraient se passer des services rendus par l'ensemble des insectes pollisateurs.

Publié le 5 Juin 2013

A la rencontre des insectes pollinisateurs

Si les abeilles sont les meilleurs pollinisateurs et surtout les plus populaires, en réalité dans la grande famille des insectes pollinisateurs nous trouvons :

  • des coléoptères ou scarabées : cétoines, longicornes...
  • des mouches diverses
  • des papillons dont notamment le sphinx
  • et des hyménoptères : guêpes, abeilles sauvages et domestiques, bourdons...

Tout ce petit monde participe à la pollinisation, indispensable pour de nombreuses plantes dont nous mangeons les fruits (sans oublier les légumes-fruits que sont les tomates, courgettes, haricots etc.)

Je me suis amusée à observer cette multitude en sélectionnant une variété de fleur : les fleurs de photinia. Bien sûr quelques insectes se sont dérobés à l'objectif, mais cette petite collection de portraits est déjà assez éloquente sur la grande variété de visiteurs.

A votre tour, prenez le temps d'observer cette population de butineurs, et réjouissez-vous devant ce spectacle.

A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs

Publié le 16 Mars 2013

Pesticides ou biodiversité

Du 20 au 30 mars se déroule la 8° édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides.

L'occasion de prendre le temps de la réflexion et de se documenter pour apprendre à jardiner sans pesticides... car oui c'est possible !

Sans revenir sur les problèmes de santé humaine bien documentés, c'est au regard de la perte de biodiversité qu'il faut aussi s'interroger. Et d'abord se demander : pourquoi utilise-t-on des pesticides ? pour réduire une espèce ravageuse qui menace - ou le plus souvent menacerait - nos récoltes ? pour s'assurer d'une production optimum ?

Pesticides et écosystèmes : des dommages collatéraux

Si les dégâts causés par une espèce dite "nuisible" ou "indésirable" sont énormes dans votre jardin, il y a fort à parier qu'il y règne un déséquilibre. Pourtant maintenir un écosystème fonctionnel où la diversité des espèces vivantes s'exprime pleinement réduit fortement le problème des "nuisibles" car la régulation s'y opère naturellement par la présence de prédateurs. C'est le principe de base de la chaîne alimentaire : il y a toujours des prédateurs qui se chargent de réguler les populations.

Or les pesticides, n'étant pas sélectifs, réduisent l'espèce concernée à néant, mais éliminent également ses prédateurs ou parasites qui pourraient s'en charger par un contrôle naturel.

Gardons à l'esprit que les pesticides ont un impact bien au-delà de l'espèce visée et les dégâts "remontent" dans la chaîne alimentaire avec des dommages pour la vie microbienne du sol, les insectes, les oiseaux, les mammifères.

Et que dire des insecticides "bio" ?

Déjà étymologiquement, il y a un problème à mon sens : comment sérieusement peut-on se satisfaire de voir réunis ces 2 mots littéralement opposés : cide = mort / bio = vie ?

Les insecticides dits "bio", "naturels" ou utilisables en jardinage bio comme indiqué sur l'étiquette ne contiennent pas de produits chimiques dans leur composition. Ils sont donc certes moins toxiques pour l'environnement, mais tout aussi dangereux pour la biodiversité. Sachez que l'insecticide bio ou naturel ne fait pas plus la différence entre le puceron et la coccinelle que son homologue chimique.

Alors changeons de regard

Changeons de regard et faisons confiance aux processus naturels de régulation, sachons attendre et observer, car le plus souvent l'apparition de l'espèce gênante précède celle des prédateurs. Les pucerons s'installent sur votre rosier ou votre pommier ? n'ayez crainte, dans un environnement équilibré les coccinelles ne seront pas longues à venir s'en repaître.

Avant de traiter, demandez-vous si c'est vraiment nécessaire : Y a-t-il péril en la demeure si quelques insectes s'intéressent à vos légumes et y prélèvent leur part ? Est-ce la catastrophe si la récolte sera moins abondante que prévu ? N'oublions pas qu'en tant que jardiniers amateurs, nous n'avons pas les mêmes contraintes de rentabilité qu'un agriculteur !

En revanche, nous les jardiniers amateurs, qui représentons environ 17 millions de personnes et utilisons + 5 000 t de pesticides par an, oui nous avons tous un rôle à jouer : plutôt que de répandre la mort dans nos jardins, travaillons à favoriser la biodiversité la plus variée et laissons-la oeuvrer.

Un conseil : soyez patient, car un écosystème équilibré et fonctionnel se rétablit dans la durée. Si votre jardin a reçu régulièrement des pesticides, cela prendra du temps pour une régénération, alors ne soyez pas désemparé si les résultas ne sont pas immédiats, il faut laisser à la faune le temps de se reconstituer.

Publié le 27 Février 2013

Construire un abri à insectes

Ce morceau d'écorce, par sa forme étrange a attiré mon attention lors d'une promenade en forêt cet automne. J'imagine de suite m'en servir comme support pour fabriquer un abri à insectes.

Il suffit de récolter dans la nature quelques tiges creuses de diamètres différents (de 3, 4, 5 mm). Une fois coupées en bâtonnets et assemblées ensemble en botte à l'aide d'un fil de fer, elles peuvent se loger dans l'arc de cercle de l'écorce. On aura au préalable percer un trou dans l'écorce pour y faire passer le fil de fer afin de pouvoir suspendre le tout.

Installé au sud-est pour que l'entrée soit ensoleillée, cet abri sera protégé de la pluie sous l'écorce. Bientôt des hyménoptères (guêpes ou abeilles solitaires) viendront occuper les orifices pour y déposer leurs larves.

à suivre au printemps...

Morceau d'écorce trouvé dans la forêt

Morceau d'écorce trouvé dans la forêt

Le matériel : des tiges creuses, quelques outils

Le matériel : des tiges creuses, quelques outils

L'assemblage des tiges creuses en fagot

L'assemblage des tiges creuses en fagot

Publié le 19 Janvier 2013

Les fonctions des êtres vivants du sol

Le sol est un écosystème où les êtres vivants, faune et flore, sont les maillons d'une chaine alimentaire qui inter-agissent entre eux. Pour comprendre le caractère fondamental d'un sol vivant, il faut s'intéresser aux processus écologiques qui se jouent dans le sol.

Les cloportes, les collemboles qui se nourrissent en surface de la litière en décomposition sont des insectes recycleurs. Ces acteurs ont pour mission de transformer la matière organique en éléments assimilables par les plantes. En matière de digestion et brassage de la matière organique, le travail des vers de terre avec leurs incessantes allées et venues est bien connu. De plus en creusant leurs galeries, ils aèrent le sol, facilitant ainsi l'infiltration de l'eau et participant à l'ameublissement du sol.

Autre fonction : sous l'action des micro-organismes, la roche-mère en profondeur se dégrade et libère des argiles et des sels minéraux. Ces argiles, qui ont une forte capacité à fixer la matière organique sont indispensables à l'amélioration de la structure du sol.

Une contribution beaucoup moins connue est celle résultant des fonctions d'échange à double sens qui se réalisent en profondeur. Champignons et bactéries sont capables d'extraire eau et nutriments du sol pour les mettre à disposition des plantes. Aussi pour s'assurer cet approvisionnement nutritif, les plantes vont les attirer en développant leur réseau racinaire (la rhizosphère) dans lequel ils vont trouver à se nourir. Plus surprenant, la plante est capable de sélectionner différents types de bactéries en fonction des éléments nutritifs dont elle a besoin. Ainsi la rhizosphère fonctionne comme sorte de cantine collective qui approvisionne plantes et micro-organismes. Belle leçon de coopération...

La biodiversité présente dans le sol joue un rôle essentiel sur la dynamique et la fertilité de la terre du jardin : humification, fertilisation, symbiose, association, collaboration... Le rôle de la vie du sol est aujourd'hui reconnu et étudié car elle a encore d'autres secrets à révéler.