Articles avec #insectes pollinisateurs tag

Publié le 8 Février 2014

Accueillir les abeilles solitaires au jardin

Le constat alarmant de l'article précédent ne doit pas nous faire baisser les bras : certes le modèle agricole dominant mariant monoculture et pesticides représente un véritable fléau pour les abeilles et autres pollinisateurs, mais que cela ne nous empêche pas de réagir à notre niveau pour éviter leur déclin.

Faisons de nos jardins des havres de paix et de biodiversité ! Offrons leur le gîte et le couvert

Pensons à laisser ou à aménager des espaces "sauvages": sachez que les fleurs sauvages telles que centaurée, achillée millefeuille, tanaisie, grande marguerite... qui poussent toutes seules sont plus appréciées des insectes que la belle grosse fleur achetée dans le commerce. Laissons aussi fleurir quelques légumes : carotte, poireau, persil... Préférons la haie champêtre constituée d'essences variées et rustiques au "béton vert" de thuya. Pensons aussi à la rotation des cultures et à l'intégration d'engrais verts comme la phacélie, la moutarde blanche ou le sainfoin qui attirent de nombreux insectes. Enfin, il est aussi utile de penser à aménager quelques points d'eau, en prenant soin que les abeilles s'y abreuvent sans se noyer.

Pour les aider à nicher c'est également très simple et il n'est pas forcément nécessaire d'acheter des hôtels à insectes vendus (horriblement chers à mon avis) en jardinerie. On peut installer des nichoirs avec très peu de moyens en recyclant la matière première du jardin.

La plupart des abeilles sauvages ont des modes de vie solitaire et construisent des nids individuels. Il faut juste savoir que suivant les espèces, il existe différents types de construction : l'abeille charpentière creuse une galerie dans du bois mort, l'abeille "fouisseuse" creuse dans le sol (sable, argile), l'abeille "tapissière" utilise des végétaux (mousse, feuille) pour garnir les cloisons de son nid.

En règle générale, il faut une galerie dans laquelle l'abeille construit des cellules. Elle remplit chaque cellule de miel ou de pollen, puis y pond un oeuf, chaque cellule est ensuite refermée par un bouchon de terre, de résine ou de feuille. A chacune ses habitudes et c'est en diversifiant les nichoirs que vous allez accueillir un maximum de pollinisateurs.

Pour proposer des nichoirs aux abeilles et guêpes sauvages on peut confectionner différents fagots de tiges : tiges creuses (roseau, ombellifère, bambou...), tiges à moelle (ronce, sureau, rosier...) ou percer des bûchettes de trous de diamètres différents (2 mm à 10 mm). Si vous êtes un peu bricoleur, il n'est pas difficile de construire un hôtel à insectes dans lequel chaque casier sera aménagé comme autant de lieux de vie possibles.

Il est encore temps de fabriquer des nichoirs qui seront placés dès la sortie de l'hiver, à l'abri des pluies et vents dominants et orientés est/sud-est.

Ensuite, reste à observer... les premières abeilles à apparaître sont les osmies, reconnaissables à leur petit corps trapu poilu noir et roux. Même devant une multitude de trous, il est fascinant de voir avec quelle facilité chacune sait retrouver son nid avec précision.

C'est à la portée de tous d'aider les pollinisateurs à trouver gîte et couvert dans le jardin.

Publié le 15 Janvier 2014

Vers une agriculture sans abeilles ?

Dernièrement Le Monde publiait un article intitulé : "L'Europe en grave déficit d'abeilles pour polliniser ses cultures". Voilà bien un sujet de préoccupation pour les arboriculteurs, maraîchers, producteurs de semences, horticulteurs...

Depuis la nuit des temps les plantes et les insectes ont co-évolué ensemble créant ainsi une remarquable biodiversité. Les plantes ont besoin des insectes de la même manière qu'eux-mêmes dépendent des plantes pour se nourrir. Et la diversité végétale influence tout naturellement la diversité des insectes pollinisateurs.

Moins de plantes = moins d'insectes et moins d'insectes = moins de plantes ; c'est le cercle vicieux de la perte de biodiversité.

Le rôle primordial des abeilles dans la pollinisation est capital : par leur activité pollinisatrice elles assurent 70% de la biodiversité végétale. Mais si la disparition des abeilles est suivie de près (par les apiculteurs, les premiers concernés), c'est l'ensemble des insectes pollinisateurs qu'il faut défendre.

Le modèle agricole dominant basé sur la monoculture et l'usage de pesticides constitue une menace. Nous savons que les abeilles domestiques connaissent un taux élevé de surmortalité notamment avec l'usage des néonicotinoïdes. Mais l'impact sur les insectes sauvages (bourdons, papillons...) est tout aussi inquiétant.

Aujourd'hui, l'agriculture est dans une véritable impasse. Selon l'étude récente dont se fait écho Le Monde, l'Europe manque d'abeilles pour polliniser ses cultures : ce déficit est évalué à plus de 13 millions de colonies ! Les chercheurs mettent en cause le développement des cultures d'oléagineux notamment utilisés pour les agrocarburants. Les besoins en pollinisation ont augmenté alors qu'en parallèle les colonies d'abeilles s'effondrent.

L'équilibre est rompu. Il devient urgent de mettre en oeuvre des solutions alternatives et de rétablir un agro-écosystème dynamique et respectueux des synergies entre le sol, les plantes et les insectes. La productivité étant directement liée à la pollinisation, je ne vois pas comment les agriculteurs pourraient se passer des services rendus par l'ensemble des insectes pollisateurs.

Publié le 5 Juin 2013

A la rencontre des insectes pollinisateurs

Si les abeilles sont les meilleurs pollinisateurs et surtout les plus populaires, en réalité dans la grande famille des insectes pollinisateurs nous trouvons :

  • des coléoptères ou scarabées : cétoines, longicornes...
  • des mouches diverses
  • des papillons dont notamment le sphinx
  • et des hyménoptères : guêpes, abeilles sauvages et domestiques, bourdons...

Tout ce petit monde participe à la pollinisation, indispensable pour de nombreuses plantes dont nous mangeons les fruits (sans oublier les légumes-fruits que sont les tomates, courgettes, haricots etc.)

Je me suis amusée à observer cette multitude en sélectionnant une variété de fleur : les fleurs de photinia. Bien sûr quelques insectes se sont dérobés à l'objectif, mais cette petite collection de portraits est déjà assez éloquente sur la grande variété de visiteurs.

A votre tour, prenez le temps d'observer cette population de butineurs, et réjouissez-vous devant ce spectacle.

A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs

Publié le 27 Février 2013

Construire un abri à insectes

Ce morceau d'écorce, par sa forme étrange a attiré mon attention lors d'une promenade en forêt cet automne. J'imagine de suite m'en servir comme support pour fabriquer un abri à insectes.

Il suffit de récolter dans la nature quelques tiges creuses de diamètres différents (de 3, 4, 5 mm). Une fois coupées en bâtonnets et assemblées ensemble en botte à l'aide d'un fil de fer, elles peuvent se loger dans l'arc de cercle de l'écorce. On aura au préalable percer un trou dans l'écorce pour y faire passer le fil de fer afin de pouvoir suspendre le tout.

Installé au sud-est pour que l'entrée soit ensoleillée, cet abri sera protégé de la pluie sous l'écorce. Bientôt des hyménoptères (guêpes ou abeilles solitaires) viendront occuper les orifices pour y déposer leurs larves.

à suivre au printemps...

Morceau d'écorce trouvé dans la forêt

Morceau d'écorce trouvé dans la forêt

Le matériel : des tiges creuses, quelques outils

Le matériel : des tiges creuses, quelques outils

L'assemblage des tiges creuses en fagot

L'assemblage des tiges creuses en fagot