Articles avec #la main verte tag

Publié le 21 Mai 2017

Demandez aux jardiniers quel est leur ennemi N°1 et je parie fort que la limace est désignée à l'unanimité ! Et face à ce fléau, chacun y va de sa petite astuce...

Le cordon de cendre disséminée autour des plants est relativement efficace, mais nécessite d'être renouvelé après les pluies, or trop de cendre est nocif pour le sol. Les coupelles de bière attirent les limaces, certes, mais c'est quelque peu ragoûtant et elles piègent également les carabes, qui sont des prédateurs de limaces... c'est dommage. Quant au piégeage manuel à effectuer quotidiennement c'est assez fastidieux.

Aussi de mon côté, j'ai expérimenté avec succès le semis de moutarde blanche. Dès le printemps, sur le futur emplacement dédié aux courgettes par exemple, je sème de la moutarde blanche. Ensuite une fois le moment venu d'implanter les courgettes encore toutes jeunes et sensibles à la voracité des limaces, je dégage un cercle au sein du semis de moutarde pour y placer la plante qui sera ainsi protégée. Une fois le plant suffisamment développé, je coupe la moutarde blanche.

J'y vois plusieurs avantages, outre le fait de limiter les attaques de limaces. D'abord, ce semis précoce qui occupe le sol dès le printemps permet de maintenir la terre meuble et préserve la vie du sol. Ensuite, une fois coupées, les tiges sont laissées au sol en guise de paillage autour des plants de courgette limitant ainsi l'évaporation. La moutarde blanche est l'engrais vert idéal du jardin.

La seule "difficulté" consiste à bien gérer le timing entre le semis de moutarde blanche et l'implantation des courgettes, car la moutarde se développe très rapidement. Il faut donc anticiper et après espérer ne pas être dépassé par la nature !

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 26 Février 2017

Indispensable en cuisine et facile à cultiver, l'oignon est l'un des premiers légumes à installer au potager dès la fin de l'hiver.

Si planter des oignons est un jeu d'enfant...

La mise en place se fait en février-mars pour une récolte en été. Choisir de préférence des bulbes de petit calibre, de la taille d'une noisette, pour éviter qu'ils ne montent en graine. Les bulbes seront disposés à 8-10 cm les uns des autres et enterrés à 2-3 cm de profondeur. La levée se fait en général dans les 3 semaines.

Les oignons ne sont pas très exigents. Une terre meuble, plutôt légère, leur convient parfaitement. En sol lourd et argileux, ils seront installés de préférence sur des mini buttes d'une dizaine de cm pour éviter qu'ils ne restent dans l'humidité. Pas besoin de fumure, ils ne supportent pas le compost jeune ni le fumier; ils viendront donc en fin de cycle de rotation. Inutile d'arroser sauf en cas de sécheresse. Bref c'est pas bien sorcier !

...récolter exige toute votre attention pour une bonne conservation

En juillet, la récolte se réalise lorsque le feuillage commence à jaunir au 2/3. Il faut alors coucher les feuilles délicatement avec le dos du râteau une quinzaine de jours avant la récolte : cela aide à la maturation des bulbes et à leur bonne conservation. Les oignons seront enlevés par temps sec et laissés à reposer sur le sol quelques jours. Il sera ensuite possible de les stocker, après avoir coupé les feuilles, dans un endroit aéré, sec et frais pour une consommation automnale et hivernale.

Les oignons sont bénéfiques au jardin

Appartenant à la famille des Liliacées, ils jouent un rôle protecteur au potager. Occupant peu de place, ils s'intercalent facilement entre les pieds de fraisiers qu'ils protègeront de la pourriture ou des tomates pour limiter le mildiou. L'association la plus connue reste celle de l'oignon avec la carotte, car ils ont l'un et l'autre un effet répulsif contre leur mouche respective (compter tout de même au moins 2 ou 3 rangs d'oignons pour un rang de carotte pour plus d'efficacité). Sinon ils s'associent facilement aussi avec les betteraves, les laitues, les cucurbitacées, la sarriette. En revanche, ils ne seront pas cultivés à proximité des pois ou des haricots. Comme tous les liliacées (ail, poireau) leurs composés sulfureux ne sont pas appréciés des légumineuses.

Si vous suivez le calendrier lunaire, vous choisirez de planter les oignons en lune descendante et date racine pour éviter qu'ils ne montent en graine. Soit idéalement les 13/14/15 mars prochains. Pour autant, il est utile de laisser quelques plants fleurir pour récupérer des graines mais aussi pour les butineurs qui se régaleront.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 25 Janvier 2017

En hiver, alors que la nature est au repos, le jardinier doit déjà préparer sa future saison. C'est le moment de faire le tri dans les graines stockées, de rêver devant les catalogues et commander ses semences et surtout de réaliser son plan de culture.

A première vue, un jardin de biodiversité où les cultures sont associées entre elles et se développent aux côtés de quelques herbes spontanées peut faire penser à un grand fouillis, voire semblé être à l'abandon. Et pourtant n'allez surtout pas imaginer qu'ici tout est laissé au hasard, il n'en est rien... au contraire le jardinier bio a réfléchi et travaillé à un plan de culture précis et renouvelé chaque année. Indispensable pour la pérennité du jardin et une bonne productivité, la rotation des cultures consiste à organiser la succession des plantes cultivées.

Les besoins nutritifs des plantes potagères sont différents suivant les familles botaniques et cultiver chaque année toujours au même endroit les mêmes plantes finirait par appauvrir le sol, au risque ensuite de voir se multiplier les insectes et maladies propres à la plante. Ainsi, les rotations des cultures s'organisent en fonction de leurs besoins spécifiques (en compost notamment) et faire se succéder des plantes variées dynamise la vitalité du sol. La succession de 2 voire 3 récoltes sur l'année ne se planifie pas au hasard. Le plan de culture permet de réfléchir à la meilleure implantation possible pour que les premiers légumes cultivés libèrent à temps l'espace pour une seconde récolte.

La réalisation d'un plan de culture mobilise donc les connaissances du jardinier sur les plantes qu'il souhaite voir pousser : à quelle famille botanique appartient ce légume ? quels sont ses besoins nutritifs? quelle est sa taille et quel espace occupera-t-il ? combien de graines ou de plants seront nécessaires ? à côté de quelle autre plante l'installer pour favoriser un bon voisinage ?

Il faut reconnaître que c'est un moment qui peut vite devenir un casse-tête pour le néophyte, surtout si en l'absence de trace écrite il faut en plus faire appel à sa mémoire ! C'est pour cela que je recommande un truc un peu ringard à l'air du numérique mais qui a fait ses preuves : CRAYON / PAPIER. La carnet du jardinier est l'outil qui le suit en toute saison. En pratique, l'idéal est de répartir le potager en parcelles, carrés, planches etc. - c'est selon la configuration du jardin - en les numérotant (ou en leur donnant un petit nom, chacun est libre). Il sera consigner pour chaque lot ainsi numéroté les dates de semis / plantations, les variétés potagères installées, les apports en compost ou extrait fermenté, les engrais verts semés, l'éventuel développement de maladie... C'est l'outil indispensable qui permet chaque année de réaliser son plan de culture. Ces données combinées avec des infos sur le climat et éventuellement le résultat des récoltes, font de ce carnet l'historique du jardin. Il peut servir à faire des comparaisons d'une année sur l'autre, comparaisons qui, accessoirement, permettent parfois de relativiser certains sentiments d'échecs.

Alors désorganisé mon potager bio ? non bien sûr, pour autant je ne vous laisserai pas penser que je suis rigide accrochée à mon plan de culture... je laisse toujours à l'oeuvre les processus naturels et la spontanéité végétale. Je ne vais tout de même pas arracher ce plant de tomate qui pousse tout seul au prétexte qu'il a décidé de sortir sur la parcelle réservée cette année aux poireaux !!

 

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 18 Novembre 2016

L'idée en associant entre elles des plantes potagères, aromatiques et florales est de profiter de leurs influences réciproques et de bénéficier d'une protection mutuelle. C’est aussi l’expression d’une biodiversité cultivée.

Alors voici 5 bonnes raisons pour vous y mettre !

  • Raison N°1 la diminution des ravageurs. Certaines associations végétales peuvent nous aider à repousser les ravageurs : un mélange dans les variétés cultivées (couleurs, odeurs…) brouille le système de repérage des ravageurs; de plus certaines plantes émettent des substances répulsives ou toxiques. Exemple parfait de coopération : l'association carottes / oignons ou poireaux car il y a répulsion mutuelle de leur mouche respective !
  • Raison N°2 l'attraction des auxiliaires. De la même manière que certaines plantes ont un effet répulsif, d’autres ont des vertus attractives (les aromatiques notamment visitées pour les insectes pollinisateurs). La bourrache attire les syrphes dont les larves sont de grandes dévoreuses de pucerons.
  • Raison N°3 la protection contre les maladies. Les plantes peuvent aider à limiter certaines maladies (la présence de l'ail à proximité des fraisiers les protège de la pourriture grise) et à lutter contre les nématodes (vers parasites présents dans le sol) comme le souci ou la tagète.
  • Raison N°4 un gain de place. Mieux occuper l’espace en associant des plantes à cycle court avec des plantes à cycle long, ainsi aucun espace n’est nu et cela bénéficie à la vie du sol (des salades au pied des tomates ou semis de radis avec les carottes)
  • Raison N°5 l'entraide entre les plantes. Mieux profiter des apports d’azote puisé dans l’air par les légumineuses et restitué dans le sol au fur et à mesure de la décomposition des racines ou encore profiter de l’effet « antiseptique » de la moutarde ou du souci

 

Bref, l'association des cultures, par la diversité des couleurs, des odeurs, des insectes présents au jardin qu'elle suppose, participe au maintien d’un écosystème équilibré.

Publié le 14 Juillet 2016

Planter des poireaux

Grand classique au potager, le poireau est un légume rustique qu'il est possible de cultiver toute l'année. En été, c'est le moment pour planter des poireaux qui seront récoltés cet hiver.

Le poireau est une plante originaire du Moyen-Orient qui se plait dans une terre profonde et un sol fertile en humus car il est gourmand. Il existe plusieurs variétés de poireaux suivant les saisons de récolte : semis de janvier-février pour une récolte d'été, semis de mars pour une récolte d'août à décembre et semis d'avril-mai pour une récolte d'hiver.

  • Une séance d'habillage...

Après le semis, le poireau nécessite un repiquage et un "habillage" avant d'être installé en place. L'habillage consiste à couper les extrémités : racines et feuilles (1/3) avec une paire de ciseaux. Ensuite les plants ainsi habillés seront laissés au sol à faner durant un jour ou deux pour les endurcir. Avant de les planter, il est conseillé de praliner les racines en les enduisant d'une boue faite avec de la terre du jardin, ou mieux en les laissant tremper dans du purin d'ortie pur durant quelques heures.

Voilà les plants prêts à présent. Les tiges seront plantées à l'aide d'un plantoir à une dizaine de cm de profondeur, espacées entre elles de 10/15 cm. Pour obtenir de beaux blancs, vous pouvez les repiquer au fond d'un sillon creux dont les bords serviront aux buttages successifs au rythme de la croissance des plants.

Enfin arrosez régulièrement les jeunes plants au purin d'ortie, mais sans excès. C'est un fertilisant qui sert aussi de barrière olfactive contre la mouche du poireau.

  • ...et de bons voisins

Car le poireau a quelques ennemis qu'un jardin de cultures associées aide à réguler. La mouche du poireau, dont la larve fait des sillons dans les feuilles, est tenue à l'écart des poireaux par la présence de carottes. D'ailleurs poireaux et carottes est un bon exemple d'association car il y a une répulsion réciproque de leur mouche respective ! voilà un compagnonnage idéal

Le poireau s'associe aussi aux fraisiers. Tout comme l'ail, l'oignon ou la ciboulette, le poireau appartient à la famille des liliacées. Ils contiennent une substance soufrée qui leur donne leur goût spécifique et qui empêche la moisissure des fraisiers.

En revanche, ces composés sulfurés ne sont pas du tout du goût des pois, fèves, haricots qu'il vaut mieux éloigner des poireaux.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 23 Avril 2016

Du compost pour nourrir le sol

La fertilisation du potager... voilà bien l'une des préoccupations du jardinier ! Et en matière de fertilisation, rien ne vaut le compost : engrais naturel le mieux adapté, le plus équilibré et le plus économique.

  • Le compost, c'est naturel et écologique

Le compostage est un processus naturel qui résulte de la dégradation des déchets organiques. Sous l'action des bactéries, de la microfaune et des champignons, nos déchets de cuisine (épluchures, marc de café...) et de jardin (tonte de gazon, mauvaises herbes non montées en graine de préférence, feuilles mortes...) sont transformés gratuitement au bout de plusieurs mois en une matière brune riche en éléments nutritifs.

Composter c'est aussi une manière de restituer au sol une partie des éléments nutritifs que nous avons prélevés en récoltant les légumes. C'est un geste écologique qui participe à la réduction de nos déchets ménagers. Par le mécanisme naturel du recyclage ils deviennent un engrais parfaitement équilibré en éléments fertilisants.

  • Du compost pour le respect du sol

Si le jardinier écologique privilégie le compost comme principale source de fertilisation (accompagné d'engrais verts, paillis et purins), c'est dans une démarche de respect du sol. Le compost participe à la fabrication de l'humus qui stimule l'activité biologique du sol. Il est de fait le fertilisant qui respecte le mieux la vie du sol. Et c'est là que tout se joue ! En réalité, le jardinier écologique ne nourrit pas les plantes directement, mais le sol et plus exactement la vie du sol ... Car c'est elle qui se charge de nourrir les plantes et elle le fait bien mieux que nous avec nos produits "miracles" qu'ils soient chimiques ou naturels d'ailleurs.

  • C'est le moment !

En avril, c'est le bon moment pour vider le compost mûr et faire redémarrer le composteur. Vous avez fait votre plan de culture pour la saison à venir, il est temps de préparer les emplacements de vos tomates ou courgettes, ce sont des plantes particulièrement gourmandes qui apprécieront du compost. Disposez du compost dans des trous préparés pour recevoir les jeunes plants à la mi-mai, semez un engrais vert à croissance rapide (moutarde blanche) entre les trous, il sera ensuite coupé et servira de paillis protecteur et nutritif une fois les plantes bien installées. Sinon pour épandre du compost sur les planches sachez qu'une pelletée par m2 incorporée à 10-15 cm de profondeur suffit !

Alors pour un sol dynamique, vivant, équilibré et fertile; pensez au compost

Publié le 30 Septembre 2015

Après la récolte, je sème un engrais vert

Le temps des récoltes terminé, il faut éviter de laisser le sol nu tout l'hiver... alors semez des engrais verts !

Lorsque le jardin reste sans culture, le sol est soumis aux ardeurs climatiques : pluie, vent, érosion, il se dégrade, sa fertilité baisse et la vie du sol s'appauvrit. Il est encore temps de semer un engrais vert. Et visuellement vous aurez des parcelles d'un joli vert accueillantes pour les insectes.

Il est possible de semer jusqu'à la mi-octobre de la moutarde blanche, vesce d'hiver ou du seigle, seul ou en mélange.

Si vous suivez le calendrier lunaire, vous choisirez de faire vos semis les 6/7 octobre, jours feuille, pour obtenir un maximum de biomasse ou les 12/13/14 octobre, jours racine, pour améliorer la structure du sol.

En mettant en place des engrais verts à cette saison, le jardinier travaille pour préparer la future année. Au printemps la terre sera alors prête à accueillir les futures plantations de l'année à venir.

Publié le 1 Août 2015

Planter des choux

Certes Monsieur Chou est moins glamour que Madame Tomate, mais un potager sans choux c'est un peu comme un ciel sans oiseaux !! Début août, voici venu le dernier moment pour planter des choux, alors si vous n'avez pas encore d'oiseaux dans votre ciel, allez-y il est encore temps pour planter quelques choux que vous récolterez cet hiver.

  • il y en a pour tous les goûts

Dans la famille de Monsieur Chou, c'est la diversité qui règne : chou pommé à feuilles frisées, cabu à feuilles lisses, chou pointu, chou rouge, vert ou blanc... sans oublier les cousins chou fleur, chou de Bruxelles ou brocoli. Il y a de quoi trouver chaussure à son pied en toute saison : collection chou d'hiver, chou de printemps, chou d'été et d'automne. En outre, le chou est bon pour la santé et très nutritif. Riche en vitamines C et en acides foliques et faible en calories, le chou se déguste cru rappé en salade ou cuit, braisé, farci...

  • on sait planter les choux...

Les choux sont de culture assez facile. Ils exigent un sol riche en humus et frais, et apprécient les terres argileuses. Si vous avez cultivé des pois ou des fèves au printemps, ils seront installés de préférence sur ces planches pour bénéficier de l'apport d'azote libéré par les légumineuses. Plantés assez profondément, jusqu'à la base de leurs feuilles, ils seront arrosés régulièrement et paillés pour maintenir l'humidité au sol. Attention le chou est sensible au stress hydrique.

  • ... avec de bons compagnons

Le principal sujet d'inquiétude pour le jardinier reste que le chou a une fâcheuse tendance à attirer les ravageurs. Voilà le problème : des papillons comme la piéride du chou ou la noctuelle peuvent réduire à néant nos efforts. Pourtant tout n'est pas perdu si le chou est cultivé avec des compagnons protecteurs. En jouant avec les associations de culture, il est possible de créer dans le potager des barrières olfactives qui tiendront à l'écart ces papillons. La proximité de la tomate ou du céleri avec leur forte odeur est efficace. Petite astuce de jardinière : lorsque j'enlève les gourmands sur les plants de tomates, je les dispose auprès des choux (les gros gourmands sont mêmes plantés à leur côté). La bourrache qui attire les auxiliaires, dont les syrphes, sont aussi de bons compagnons : les larves de syrphes se nourrissant de pucerons ou de chenilles comme celles de la piéride. Autre possibilité en cas d'attaque : appliquer en pulvérisation un extrait de tanaisie, plante répulsive indispensable au jardin.

Enfin un dernier conseil en cette période de forte chaleur et de sécheresse favorable au développement des altistes, autres petites bêtes agaçantes qui perforent les feuilles de chou, il faut particulièrement être attentif à maintenir le sol humide.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte

Publié le 26 Mai 2015

La consoude, un engrais naturel

La consoude, voilà bien une plante que l'on trouvera assurément chez les jardiniers écologiques. Son secret ? c'est un trésor naturel en matière de fertilisation. Riche en potasse, oligo-éléments et vitamines, la consoude est une source très intéressante d'engrais.

La consoude est une plante sauvage que l'on croise assez facilement au bord des fossés car elle apprécie les endroits humides, elle est à ce titre une plante bio-indicatrice.

Avec des feuilles allongées, épaisses et poilues, elle appartient à la même famille botanique que la bourrache. Ses fleurs en clochettes sont de couleurs variées : blanc, bleu, violet et sont très prisées des abeilles.

Les deux plus connues sont la consoude officinale, sauvage, appelée aussi grande consoude, et la consoude de Russie, hybride, plus productive et plus riche que la première. La consoude est une vivace très rustique et de culture facile, elle se plait en sol lourd. C'est une plante à usage médicinal connue depuis l'Antiquité pour soigner les contusions et pour ses vertus cicatrisantes.

Au jardin, la consoude sera employée comme engrais vert. Grace à ses puissantes racines, elle va capter très profond dans le sol les éléments nutritifs, et notamment la potasse, qu'elle stocke dans ses feuilles. Son importante biomasse permet plusieurs coupes de feuilles de mai aux gelées. Après les avoir laissées sécher 2 jours, les feuilles peuvent être enfouies dans le sol comme fertilisant ou déposées en surface en paillage protecteur et nourricier. Les feuilles séchées ont un très bon rapport azote/carbone, elles sont idéales en compost pour les plantes gourmandes.

Autre usage incontournable : le purin. Après les orties, c'est la seconde plante la plus intéressante. Avec 1 kg de feuilles, 10 litres d'eau et un bon mois de patience, vous voilà en possession d'un super engrais riche en azote, phosphore et surtout en potasse. Vous faites un premier passage au purin d'ortie stimulant, suivi d'un purin de consoude pour favoriser la fructification des légumes fruits : ce sont vraiment deux plantes complémentaires. Le purin de consoude a également des propriétés antiparasites. Sachez aussi que les déchets de feuilles issus du purin serviront d'activateur de compost.

Une des meilleures plantes à purin, un excellent paillage nutritif, une plante mellifère, la consoude est bien précieuse dans le jardin.

Publié le 14 Mars 2015

Planter les pommes de terre

Les beaux jours commencent à pointer le bout de leur nez, les premiers papillons se sont envolés, les arbres se parent de jeunes bourgeons... c'est le moment de se préparer au potager. Focus sur les pommes de terre.

Commencez par faire germer les plants dans des cagettes dès mars en les laissant dans un endroit frais et à la lumière. Si les pommes de terre peuvent être plantées dès mi-mars en climat doux ou alors sous abri, le meilleur moment dans la plupart des régions se situe plutôt en avril-mai, à la floraison des lilas. Fin mars vous commencerez par les précoces, et ensuite vous avez jusqu'à mi-mai.

Je recommande de planter plusieurs variétés, d'abord pour varier les plaisirs en cuisine, mais aussi parce que cela permet de limiter les risques : suivant la météo que l'on ne peut prévoir à l'avance, certaines résisteront mieux que d'autres. Pensez à faire des échanges entre jardiniers pour diversifier vos plants.

Si vous souhaitez respecter le calendrier lunaire, voici les jours favorables cette année à la plantation des légumes-racines dont les pommes de terre font partie : 24/25/26 mars, 3/4/5 + 13/14 + 21/22/23 avril.

La plantation des pommes de terre est à la portée de tous, il faut une bonne terre car elle est relativement gourmande. Notez que c'est une première culture idéale si vous venez de défricher un nouveau carré. Vous positionnez le germe vers le haut et recouvrez de terre sans tasser. Le plantoire à bulbe est très pratique à utiliser pour les pommes de terre. Ensuite, pensez à buter en ramenant la terre sur les plantes environ 1 mois après la levée.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #la main verte