Articles avec #le nez en l'air tag

Publié le 7 Juillet 2017

Ils surgissent dès les premières belles journées et animent le jardin l'été durant, les papillons sont de précieux auxiliaires à accueillir.

Des auxiliaires ...

A part la piéride, qui peut causer de sérieux dégats, tous les papillons sont les bienvenus et participent à la biodiversité du jardin. Butineurs, ils jouent un rôle dans la pollinisation. Ils sont la proie de nombreux prédateurs : oiseaux, chauve-souris, hérissons et autres insectes carnassiers dont la présence au jardin est utile comme auxiliaires. Ils limiteront également les papillons nocturnes plus nuisibles.

Pour les attirer il faut bien sûr leur offrir des fleurs riches en nectar : reine marguerite, cosmos, aster, giroflée, scabieuse, centaurée... thym, lavande ... ils visitent aussi les légumes laissés à monter en graine : poireau, panais, persil, chou, roquette... Sans oublier le fameux buddléia, dit arbre à papillons, qui leur fournit un nectar sucré tout l'été.

... qui apprécient les orties

Mais si vous voulez que les papillons ne soient pas juste des visiteurs de passage papillonnant de fleur en fleur et de jardin en jardin, il faudra que le votre soit accueillant pour les chenilles également. Car avant d'être papillon, n'oublions pas qu'il est chenille !

Et entre un jardin type green de golf et un jardin leur présentant des herbes folles, leur choix est vite fait. Les hautes herbes sauvages leur permettent de se reproduire (les chrysalides s'accrochant sur de longues tiges sèches) et de nourrir les chenilles.

Oubliez aussi la guerre aux orties, car elles sont très appréciées par de nombreux papillons. Lieu d'accouplement et où grandit la chenille, les orties sont prisées du paon du jour, robert-le-diable, vulcain, petite tortue... Il est donc utile de laisser un lieu de vie où la tondeuse sera persona non grata, où les graminées, le trèfle et autres légumineuses sauvages nourriront les chenilles.

Enfin pour passer l'hiver, un sol laissé tout nu ne sera jamais accueillant comparé à du paillis de débris végétaux pour abriter cocons et chenilles.

Voilà pourquoi les papillons s'installeront durablement dans un jardin riche de biodiversité trouvant ainsi de quoi se nourrir, se reproduire et hiverner.

Publié le 25 Septembre 2016

La piéride du chou

Ciel mes choux ! Disparus ou littéralement réduits à l'état de dentelle ? alors pas d'erreur c'est l’œuvre de la piéride du chou.

Dans la famille des piérides, nous trouvons des papillons comme l'Aurore, le Citron, le Gazé, mais celui qui retient toute l'attention du jardinier est la piéride du chou... vu son nom on aura compris pourquoi !

De taille moyenne, blanc avec une tache noire ou grisâtre à l'extrémité des ailes, et avec un point noir pour la femelle, la piéride du chou est un papillon très commun que vous ne manquerez pas de voir voleter dans le jardin. Il est présent dès le printemps et 2 à 3 générations peuvent se succéder tout au long de la saison jusqu'au début de l'automne. Pour pondre, la femelle est attirée exclusivement par les plantes de la famille des crucifères : le chou donc, mais aussi les radis, navets, raves. Ce sont les chenilles qui font des dégâts en s'attaquant au feuillage et si l'on n'y prend pas garde, elles auront vite fait de réduire à néant nos plants de chou, surtout en fin d'été et début d'automne (période où elles sont plus nombreuses).

Mais pas de panique, avant de sortir l'arsenal des armes de destruction massive, prenons un peu de recul... Car si les choux n'ont pas disparu de la surface de la Terre sous la pression des piérides c'est bien que Dame Nature a pensé à tout.

Dans un écosystème équilibré, il y a des mécanismes de régulation qui opèrent naturellement : ainsi la piéride a des ennemis. Les prédateurs de la chenille sont nombreux : des araignées, coccinelles, chrysopes, larves de syrphe, guêpes carnassières, sans compter les mésanges ou les moineaux. Autre exemple : en mangeant les feuilles de chou, l'insecte déclenche l'émission d'une substance volatile qui attire une guêpe qui pond ses œufs dans les larves de piéride. D'où l'intérêt d'avoir un jardin de biodiversité où la chaine alimentaire et les rapports de prédation et parasitisme fonctionnent correctement.

Sachant que dans la nature, les rapports plante/insecte se jouent sur le terrain olfactif, une piste à explorer est celle du brouillage. La piéride étant inféodée aux crucifères, elle recherche leur présence pour y déposer ses œufs. Facile donc d'imaginer qu'un carré de choux plantés les uns à côté des autres ne passera pas inaperçu et attirera les ravageurs. En revanche si on plante des choux en association avec d'autres plantes à forte odeur (comme la tomate ou le céleri) et voilà le système olfactif du papillon légèrement perturbé.

Pour ma part, afin de brouiller les pistes et tenir la piéride à l'écart, je dispose aussi des gourmands de tomate sur les choux ou des tiges de tanaisie (une plante répulsive) à proximité. Je procède à une inspection régulière des choux et à un ramassage manuel. Cela nécessite un peu de patience et beaucoup d'observation. Il faut regarder sous les feuilles et repérer les éventuels petits paquets d’œufs jaunes pour les détruire avant éclosion. Les chenilles de la piéride du chou qui vivent en groupe se repèrent assez facilement. Plus difficile à repérer est la piéride de la rave dont les œufs sont pondus isolement et dont les chenilles vertes se confondent parfaitement avec le feuillage. Celles-ci se trouvent fréquemment au cœur des choux.

Mais patience et observation ne sont-ils pas les qualités du jardinier écologique ... bon sinon l'usage d'un filet anti-insecte à maille fine est moins fastidieux et efficace !

Oeufs & chenilles de piéride du chouOeufs & chenilles de piéride du chou

Oeufs & chenilles de piéride du chou

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #le nez en l'air

Publié le 22 Juin 2016

L'oedemère

Par une belle journée ensoleillée, vous avez certainement déjà pu voir ce petit coléoptère d'un vert métallique dans votre jardin. C'est un oedemère noble.

Adulte, ce délicat coléoptère d'une dizaine de millimètres est floricole et butine de fleur en fleur. Les larves, qui se développent dans de vieilles tiges ou brindilles, sont xylophages. Étymologiquement, son nom vient du grec "enfler", car le mâle se distingue de la femelle par ses cuisses gonflées !

Maintenant que les présentations sont faites, le jour où vous le croiserez, vous saurez prendre le temps de saluer et d'observer attentivement cette élégante p'tite bête qui joue un rôle de pollinisateur et de décomposeur au jardin.

Un mâle reconnaissable à ses cuisses

Un mâle reconnaissable à ses cuisses

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #le nez en l'air

Publié le 3 Janvier 2016

Le rouge-gorge, compagnon du jardinier

Tiens, te revoilà toi ! Tu viens me rendre visite au jardin comme chaque année à l'approche de l'hiver.

Mon joli petit visiteur, je ne t'avais pas encore vu, mais toi qui surveilles de près ton territoire, tu m'avais déjà aperçue. Tu suis attentivement tous mes faits et gestes et du haut de ton perchoir tu auras vite fait de repérer quelques insectes à picorer. Maintenant que tu es de retour, je te vois me suivre dans tous mes travaux au jardin, posté à proximité de moi, tantôt sur la anse de l'arrosoir ou le manche de mon outil, tantôt perché sur une branche à mi-hauteur, tu es à l'affût. En cette saison, tu es en quête de nourriture et tu te révèles intrépide, peu farouche et même culotté.

Difficile de ne pas s'attacher à ce petit oiseau familier qui sautille à côté de moi. Et que tu es attendrissant avec la tête légèrement penchée pour observer : c'est à cause de tes yeux placés de telle manière que tu dois regarder de profil ou de côté dans l'axe de l’œil. Rondelet, petite boule de plumes au tablier oranger, tu ébouriffes ton plumage pour te préserver du froid, ça te donne l'air d'avoir un gros ventre.

Le rouge-gorge étant un oiseau très territorial, c'est très probablement toujours le même qui revient chaque année. Tu apprécies particulièrement les sous-bois ou les jardins arborés avec des buissons pour t'y cacher. Alors si le jardin est accueillant tu nicheras ici; et parfois dans des endroits surprenants : une vieille chaussure abandonnée, un tiroir, une caisse, un panier ou un pot que tu trouveras dans la cabane du jardinier. Sinon tu partiras rejoindre les sous-bois pour la période de nidification.

Quand bien même tu choisirais de rester au jardin, tu seras tellement discret que je ne te verrai guère plus. Avec deux nichées auxquelles les mâles participent activement : donner la becquée à la femelle qui garde le nid, puis aux petits jusqu'à ce qu'ils prennent leur envol, tu seras épuisé l'été venu. Ensuite tu feras ta mue, alors autant dire qu'à cette période tu restes la plupart du temps caché dans les feuillages pour ne pas te faire prendre par un prédateur. Tu te fais discret, tu ne chantes plus.

Et voilà que tu réapparais à l'automne, avec ton plumage tout neuf, que tu chantes à tue-tête pour défendre ton territoire. Tu te nourris de quelques baies, mais surtout d'insectes au sol en fouillant dans les feuilles : des fourmis, cloportes, scarabées, vers de terre ou larves en tout genre... C'est pour cette raison que tu aimes suivre le jardinier.

Cependant l'hiver peut t'être fatal : en l'espace d'une nuit tu perds 10% de ton poids, que tu dois combler le lendemain sous peine de dépérir. Alors, lorsque les conditions climatiques sont trop rudes, je t'aide avec des noix ou noisettes écrasées, des miettes de pain, des petits bouts de fruit ou de la margarine.

Et c'est avec grand plaisir mon joli cœur que je te retrouverai l'automne prochain.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #le nez en l'air

Publié le 27 Octobre 2015

Les vers de terre

Dans la continuité de l'année internationale des sols promue par l'ONU, l'occasion était donnée de reconnaître le sol comme un important réservoir de biodiversité et de comprendre que l'activité biologique du sol contribue à son bon fonctionnement. De mon côté, je souhaitais m'intéresser de plus près aux vers de terre.

Des "ingénieurs du sol"

Les vers de terre sont souvent mis en avant comme principaux acteurs du sol. S'il est vrai qu'ils sont les plus visibles et particulièrement nombreux (sur 1 ha de prairie naturelle on dénombre une tonne de vers de terre!!), pour autant ils sont loin d'être les seuls acteurs du sol (voir les êtres vivants du sol).

Ils sont fréquemment qualifiés d' "ingénieurs du sol" en raison de leur rôle majeur au sein de l'écosystème sol : recyclage de la matière organique, structuration du sol, stimulation de la vie microbienne. Mais comme dans la nature, la réalité est toujours plus complexe qu'il n'y parait, il faut en fait distinguer 3 groupes de vers de terre, qui chacun de part leur mode de vie respectif assure des fonctions différentes et complémentaires.

Les ingénieurs de la fragmentation

Appelés épigés, ce sont des vers de terre de petite taille, de couleur rouge sombre, localisés dans la litière en surface (dans les premiers cm du sol). Ils se nourrissent de la matière organique en décomposition et participent à la fragmentation des résidus végétaux.

Les ingénieurs de la structuration

Ceux-là, de couleur pâle et de taille moyenne, vivent dans les couches inférieures du sol et ne remontent jamais à la surface, ils sont appelés endogés. Ils circulent en faisant des galeries temporaires horizontales avec de nombreuses ramifications et contribuent à donner cette structure grumeleuse au sol, qui favorise par porosité l'infiltration de l'eau.

Les ingénieurs du brassage

Les anéciques, les plus gros et plus grands, sont des vers de terre qui creusent des galeries permanentes d'orientation verticale avec ouverture en surface. Ils vivent dans les différents horizons du sol, viennent à la surface pour se nourrir de matière organique et l'enfouissent dans leurs galeries. Du fait de leur activité biologique, ils brassent et mélangent matière organique et matière minérale et l'incorporent dans le sol. Ce sont ces vers de terre qui font des déjections visibles en surface sous forme de tortillons extrêmement riches (les turricules). Sachez qu'une tonne de vers de terre produit 30 tonnes de déjection par an !!

Indispensables au bon fonctionnement du sol, les vers de terre sont très sensibles aux modifications de leur environnement. C'est pourquoi il est capital que le jardinier les considère comme de formidables alliés et adopte des pratiques culturales adaptées (non labour, paillage...).

Publié le 1 Septembre 2015

La grande sauterelle verte

Dans un jardin riche en biodiversité il n'est pas rare de croiser une sauterelle, même si elle se camoufle aisément dans les herbes ou les feuilles.

La sauterelle, le grillon, le criquet font partie de la famille des orthoptères, ce sont des insectes "chanteurs". Chez la sauterelle, c'est le mâle qui chante en émettant des stridulations par frottement des pattes postérieures contre les ailes ou bien des ailes entre elles.

L'espèce de "dard" qu'elle arbore à l'arrière de son corps ne sert pas à piquer... mais à pondre. La sauterelle pond ses œufs dans le sol à la fin de l'été juste avant de mourir. Si elle ne pique pas, en revanche elle peut mordre et elle est bien équipée. Car la grande sauterelle verte est carnivore. Elle a même une tendance cannibale : les jeunes pouvant se faire dévorer par des adultes.

Si le régime alimentaire des orthoptères est essentiellement floral, la grande sauterelle verte croque des pucerons, des chenilles et même des larves de doryphores. Ce petit coléoptère qui est d'origine américaine, s'est bien développé dans nos régions faute de prédateurs... hormis donc la sauterelle.

En général, les sauterelles vertes, peu nombreuses, ne causent pas de dégâts au jardin, au contraire elles peuvent avoir un intérêt comme auxiliaire de protection contre le doryphore qui lui en cause sur les plantations de pommes de terre. D'où l'intérêt de la laisser tranquillement s'installer en lui offrant des espaces sauvages d'herbes hautes.

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #le nez en l'air

Publié le 5 Juillet 2015

La larve de ver luisant

Cette bête-là est une larve de lampyre, davantage connue sous le nom de ver luisant. Et elle mérite d'être repérée par le jardinier car elle est un excellent auxiliaire.

De forme aplatie, avec des segments nettement distincts les uns des autres, mesurant 2 à 3 cm de longueur, la larve vit au sol de préférence, se cache sous des pierres ou dans la végétation basse.

La larve de ver luisant est carnassière et son régime alimentaire est fait d'escargots et de limaces... Ah là je suppose que votre attention est au maxi !! tous les jardiniers ont un jour maudit ces satanées limaces... Bien, mais comment cette petite bête-là pourrait-elle s'attaquer à une limace et la dévorer vous demandez-vous ??

En tant que prédateur de mollusques, la nature a doté la larve de ver luisant d'un arsenal adapté. La larve possède de puissantes mandibules pour mordre à plusieurs reprises sa proie tout en lui injectant un liquide toxique paralysant. Ensuite, elle met en action une salive de composition différente qui va liquéfier les chairs et décomposer les protéines. Et voilà, elle n'a plus qu'à passer à table en aspirant (le délicieux ?) liquide nutritif ainsi obtenu.

Dans nos régions les vers luisants ont tendance à régresser depuis un demi siècle. Pour favoriser leur présence au jardin, il faut laisser des bandes fleuries ou d'herbes hautes, quelques pierres plates pour qu'elles y trouvent refuge et à l'automne une litière de feuilles mortes. Les larves affectionnent les lieux humides où se cachent les escargots.

Dernière surprise, sachez que les larves comme les adultes émettent de la lumière, même si c'est dans une moindre mesure.

à ne pas confondre avec la larve de coccinelle

à ne pas confondre avec la larve de coccinelle

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #le nez en l'air

Publié le 4 Décembre 2013

Le voici le fameux ver blanc tant redouté : corps blanc, courbé, avec des poils roux, des pattes assez longues et une grosse tête. C'est la larve du hanneton.

Le cycle de vie du hanneton, de l'oeuf à l'adulte, dure de 2 à 3 ans selon les espèces. La larve vit dans le sol et se nourrit de toutes racines : des plantes sauvages et cultivées, vivaces et annuelles et également des arbres fruitiers. Et plus la larve est âgée, plus elle sera vorace. En hiver, elle s'enterre à 50/60 cm de profondeur, une fois devenue adulte elle sort de terre vers avril-mai. Le hanneton, reconnaissable à son vol lourd caractéristique des coléoptères, consomme alors des feuillages.

C'est en raison de la durée du développement larvaire que les hannetons reviennent tous les 3 ans dans une même région. Autrefois les hannetons étaient particulièrement craints car les années de pullulation les dégâts dans les cultures se révélaient catastrophiques. D'ailleurs, en interrogeant nos aînés beaucoup se souviendront des chasses organisées auxquelles ils participaient enfants. Au cours de ces "hannetonnages" plusieurs milliers de hannetons étaient ramassés !!

Mais aujourd'hui ...? ils sont beaucoup moins présents et tendent même à disparaître dans certaines régions. La forêt étant leur milieu naturel, ils sont encore visibles à proximité des espaces boisés. La peur du hanneton, héritée des anciens, n'a plus vraiment lieu d'être de nos jours.

Dans un écosystème dynamique, le hanneton a des prédateurs naturels comme la taupe ou le hérisson à l'état larvaire ou la chauve-souris qui se nourrit des adultes. Mieux vaut laisser agir ces auxiliaires naturels qui sont nos meilleurs alliés.

Et puis attention avant de paniquer si vous trouvez un ver blanc, sachez tout de même que 3 ou 4 larves par m2 ne posent pas de réel problème. Au-delà, il convient effectivement d'intervenir. Le mieux étant de travailler légèrement le sol, en binant, lorsqu'elles sortent de l'hivernage et remontent dans la couche supérieure du sol. Ramassez-les à la main et laissez-les pour les oiseaux ou les poules qui se régaleront.

Dernière chose, il faut savoir reconnaître les larves de hanneton et celles de cétoine, qu'il ne faut pas détruire. Pour les distinguer, mettez la larve sur le dos sur un support : si elle se déplace sur le dos aisément alors c'est une larve de cétoine, remettez-la où vous l'avez trouvée.

Qui a encore peur du hanneton ?

Publié le 5 Juin 2013

A la rencontre des insectes pollinisateurs

Si les abeilles sont les meilleurs pollinisateurs et surtout les plus populaires, en réalité dans la grande famille des insectes pollinisateurs nous trouvons :

  • des coléoptères ou scarabées : cétoines, longicornes...
  • des mouches diverses
  • des papillons dont notamment le sphinx
  • et des hyménoptères : guêpes, abeilles sauvages et domestiques, bourdons...

Tout ce petit monde participe à la pollinisation, indispensable pour de nombreuses plantes dont nous mangeons les fruits (sans oublier les légumes-fruits que sont les tomates, courgettes, haricots etc.)

Je me suis amusée à observer cette multitude en sélectionnant une variété de fleur : les fleurs de photinia. Bien sûr quelques insectes se sont dérobés à l'objectif, mais cette petite collection de portraits est déjà assez éloquente sur la grande variété de visiteurs.

A votre tour, prenez le temps d'observer cette population de butineurs, et réjouissez-vous devant ce spectacle.

A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs
A la rencontre des insectes pollinisateurs

Publié le 27 Mai 2013

Horreur un ver blanc !!!

pas de panique, attendez avant de détruire cette larve... et sachez la distinguer de la larve de hanneton avec laquelle elle est fréquemment confondue.

En effet cette p'tite bête blanchâtre couverte de quelques poils raides est la larve de la cétoine, de la famille des coléoptères. Adultes, ce sont de beaux insectes d'un vert métallique aux reflets dorés. Parfaitement inoffensives, les cétoines sont même des pollinisateurs.

Contrairement aux larves du hanneton, qui elles se nourrissent des racines des plantes et peuvent se montrer parfois redoutables au jardin, les larves de cétoines ne causent aucun dégât. Elles ne s'alimentent que de débris végétaux en décomposition (nombreuses dans le compost, dans les tas de feuilles mortes, de bois en décomposition ou dans le terreau) et participent au recyclage de la matière organique.

Aussi si vous la rencontrez, observez-la bien : elle a des pattes plus courtes que celle de la larve de hanneton, d'un blanc moins clair et plus dodue avec un gros postérieur. Si placée sur une surface plane, elle se met naturellement sur le dos, alors plus de doute : il s'agit d'une larve de cétoine.

Une fois identifiée, remettez-la dans le compost ou dans un tas de feuilles. Elle est trop souvent détruite par ignorance alors qu'elle est l'alliée du jardinier : au stade larvaire elle contribue à la fabrication du terreau et adulte c'est un pollinisateur à préserver.

La larve de cétoine est de couleur blanchâtre, dodue et arquée. Elle se met naturellement à ramper sur le dos. Cétoine dorée adulte.La larve de cétoine est de couleur blanchâtre, dodue et arquée. Elle se met naturellement à ramper sur le dos. Cétoine dorée adulte.La larve de cétoine est de couleur blanchâtre, dodue et arquée. Elle se met naturellement à ramper sur le dos. Cétoine dorée adulte.

La larve de cétoine est de couleur blanchâtre, dodue et arquée. Elle se met naturellement à ramper sur le dos. Cétoine dorée adulte.