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Publié le 18 Janvier 2015

Faire un test de germination

C'est bon, vous avez planifié vos prochaines cultures et vous êtes maintenant le nez plongé dans les catalogues des semenciers... Avez-vous pensé à faire le point sur votre stock de graines? vous vous interrogez peut-être sur les dates de récolte de certains sachets : sont-ils encore valables ?

Je vous propose une petite astuce très simple pour en avoir le cœur net : faire un test de germination pour en évaluer la faculté germinative (à faire aussi bien sur vos propres semences que sur celles achetées dans le commerce dont la date vous semble dépassée). Il suffit de mettre à germer un nombre précis de graines et suivant le résultat, que vous traduisez en pourcentage, vous serez fixé. Par exemple si sur 10 grains de pois, vous en avez 8 qui germent, cela correspond à un taux de germination de 80% ce qui est encore tout à fait honorable. En fonction du résultat obtenu, vous allez pouvoir envisager soit de jeter le sachet, soit d'anticiper sur le nombre de graines qu'il vous faudra semer le moment venu. C'est pratique; certes un peu plus fastidieux pour les toutes petites graines ! mais la qualité de la semence est importante pour la réussite de vos plantations.

La graine est porteuse de vie, c'est un organisme vivant et il faut respecter quelques précautions pour les conserver dans les meilleures conditions possibles : stockez-les dans des sachets en papier ou boites en carton, dans un endroit frais, sec et à l'abri de la lumière, l'idéal étant dans le bas du frigo.

Le pouvoir de germination des semences potagères se situe en général entre 4 et 6 ans, mais c'est beaucoup moins pour les panais (1 an) ou les poireaux (2 ans).

Une fois l'état et la qualité de votre stock réellement évalués, vous commandez en fonction de vos besoins ... et n'hésitez pas à vous laisser tenter par quelques sachets de plantes à découvrir : le concombre lemon, le potiron bleu de Hongrie, la carotte blanche de Küttigen....

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #semence

Publié le 24 Mai 2014

Il y a 2 enjeux cruciaux pour l'avenir de notre souveraineté alimentaire à tous qui me tiennent particulièrement à coeur : la terre et les semences.

Autour de la défense des semences traditionnelles, je tiens à signaler qu'un documentaire sera diffusé sur France 5 le 27 mai : "La guerre des graines" réalisé par Stenka Quillet et Clément Montfort. A ne pas rater

En attendant le blog du film est déjà une mine d'informations

Publié le 28 Décembre 2013

En cette période de l'année, le jardinier commence à préparer et à planifier la saison à venir en consultant les catalogues pour acheter ses graines; c'est aussi le bon moment pour s'informer sur les semences paysannes.

Sont appelées semences paysannes, ou fermières, les semences sélectionnées et reproduites par les paysans dans leurs pratiques quotidiennes par des méthodes naturelles de sélection. Elles se différencient des semences industrielles, ou variétés commerciales "dites à hauts rendements", standardisées et non reproductibles. Les semences paysannes représentent un immense réservoir de diversité génétique, adaptable au terroir, aux variations climatiques, aux pratiques culturales... et participent à la biodiversité cultivée.

Semer, récolter, puis conserver une partie de la récolte pour ressemer l'année suivante, ce geste ancestral paraît aller de soi... et pourtant... la réglementation en vigueur encadrant la commercialisation (catalogue officiel) et la propriété industrielle (certificat d'obtention végétale, brevet sur les gènes etc.) menace ces droits fondamentaux des agriculteurs.

Pour qui souhaite se tenir informé et comprendre les enjeux, je recommande le site du collectif "Semons la biodiversité". Actif sur le terrain, ce collectif met en avant 10 mesures pour que vivent les semences paysannes :

  • la reconnaissance du rôle des agriculteurs et des jardiniers dans la préservation, la conservation et le renouvellement de la biodiversité cultivée
  • le droit des agriculteurs à conserver, ressemer et à échanger leurs semences
  • un assouplissement des normes d'enregistrement au catalogue officiel pour la commercialisation des semences.

A voir aussi, un petit film d'animation, 5 minutes de pédagogie sur cette problématique, proposé sur le site "Le droit de semer".

On est bien d'accord pour considérer que les graines sont vivantes, non ? alors d'après vous les congeler pour les conserver ou les conserver en les cultivant : est-ce vraiment la même chose ? N'y a-t-il pas qu'en terre qu'elles pourront co-évoluer avec leur environnement comme elles l'ont toujours fait depuis des millénaires.

Il est indispensable de garder les pieds sur terre et de comprendre qu'ici se dessine l'avenir du vivant et de notre alimentation accessoirement.

Le droit de semer

Publié le 13 Janvier 2013

Acheter ses semences
Au commencement il y a des graines !

Acheter des sachets de graines n'est pas compliqué en soit, on en trouve en vente un peu partout. Pourtant, partant du principe qu'acheter peut être un acte citoyen, politique, voire éthique... mieux vaut savoir ce qu'on achète lorsqu'on est consomm'acteur.

  • les variétés commerciales

Vous trouverez dans le commerce des variétés classiques, des hybrides F1 et des variétés dites "nouvelles". La grande majorité des graines présentes dans le commerce sont produites par une dizaine de groupes semenciers qui dominent le marché : les Monsanto, Syngenta, Limagrain, Dupont et autres Bayer... contrôlent ensemble + de 50% des semences sur la planète. Par le jeu des réglementations et du système des brevets, ces puissantes industries semencières ont réussi à imposer une uniformisation des variétés cultivées et de fait à s'appropier le vivant.

  • les variétés paysannes

Principe même de l'agriculture depuis sa naissance, les hommes ont sélectionné, adapté et transmis de génération en génération les diverses variétés qu'ils consomment. Certaines entreprises semencières artisanales tentent de conserver ce geste ancestral, de maintenir des variétés anciennes et de protéger la diversité des semences cultivées. Travaillant souvent en bio ou en biodynamie, ils s'engagent dans la sauvegarde de cette biodiversité cultivée au jardin, aujourd'hui menacée par la domination de quelques variétés standardisées.

(pour en savoir plus www.semonslabiodiversité.com)

Alors entre les "variétés paysannes" à l'histoire ancienne, cultivées, transmises depuis des générations et adaptées aux terroirs et les "variétés commerciales" produites par des sociétés monopolistiques, le plus souvent hybrides F1 et sélectionnées pour leur rendement mon choix est fait... et personnellement je me fournis principalement chez BIAUGERME ou GERMINANCE,

mais ils ne sont pas les seuls à proposer de belles collections de plantes oubliées à redécouvrir, en vente par correspondance ou sur Internet.

Pour finir, acheter des semences bio, c'est certes un geste pour soutenir une filière mais surtout le moyen de produire ensuite ses propres graines (chose techniquement impossible avec les hybrides). En plus, le plaisir éprouvé à faire ses propres semences, les échanger avec d'autres jardiniers est incomparable à celui de poser un sachet de graines dans son caddie.