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Publié le 23 Avril 2016

Du compost pour nourrir le sol

La fertilisation du potager... voilà bien l'une des préoccupations du jardinier ! Et en matière de fertilisation, rien ne vaut le compost : engrais naturel le mieux adapté, le plus équilibré et le plus économique.

  • Le compost, c'est naturel et écologique

Le compostage est un processus naturel qui résulte de la dégradation des déchets organiques. Sous l'action des bactéries, de la microfaune et des champignons, nos déchets de cuisine (épluchures, marc de café...) et de jardin (tonte de gazon, mauvaises herbes non montées en graine de préférence, feuilles mortes...) sont transformés gratuitement au bout de plusieurs mois en une matière brune riche en éléments nutritifs.

Composter c'est aussi une manière de restituer au sol une partie des éléments nutritifs que nous avons prélevés en récoltant les légumes. C'est un geste écologique qui participe à la réduction de nos déchets ménagers. Par le mécanisme naturel du recyclage ils deviennent un engrais parfaitement équilibré en éléments fertilisants.

  • Du compost pour le respect du sol

Si le jardinier écologique privilégie le compost comme principale source de fertilisation (accompagné d'engrais verts, paillis et purins), c'est dans une démarche de respect du sol. Le compost participe à la fabrication de l'humus qui stimule l'activité biologique du sol. Il est de fait le fertilisant qui respecte le mieux la vie du sol. Et c'est là que tout se joue ! En réalité, le jardinier écologique ne nourrit pas les plantes directement, mais le sol et plus exactement la vie du sol ... Car c'est elle qui se charge de nourrir les plantes et elle le fait bien mieux que nous avec nos produits "miracles" qu'ils soient chimiques ou naturels d'ailleurs.

  • C'est le moment !

En avril, c'est le bon moment pour vider le compost mûr et faire redémarrer le composteur. Vous avez fait votre plan de culture pour la saison à venir, il est temps de préparer les emplacements de vos tomates ou courgettes, ce sont des plantes particulièrement gourmandes qui apprécieront du compost. Disposez du compost dans des trous préparés pour recevoir les jeunes plants à la mi-mai, semez un engrais vert à croissance rapide (moutarde blanche) entre les trous, il sera ensuite coupé et servira de paillis protecteur et nutritif une fois les plantes bien installées. Sinon pour épandre du compost sur les planches sachez qu'une pelletée par m2 incorporée à 10-15 cm de profondeur suffit !

Alors pour un sol dynamique, vivant, équilibré et fertile; pensez au compost

Publié le 27 Octobre 2015

Les vers de terre

Dans la continuité de l'année internationale des sols promue par l'ONU, l'occasion était donnée de reconnaître le sol comme un important réservoir de biodiversité et de comprendre que l'activité biologique du sol contribue à son bon fonctionnement. De mon côté, je souhaitais m'intéresser de plus près aux vers de terre.

Des "ingénieurs du sol"

Les vers de terre sont souvent mis en avant comme principaux acteurs du sol. S'il est vrai qu'ils sont les plus visibles et particulièrement nombreux (sur 1 ha de prairie naturelle on dénombre une tonne de vers de terre!!), pour autant ils sont loin d'être les seuls acteurs du sol (voir les êtres vivants du sol).

Ils sont fréquemment qualifiés d' "ingénieurs du sol" en raison de leur rôle majeur au sein de l'écosystème sol : recyclage de la matière organique, structuration du sol, stimulation de la vie microbienne. Mais comme dans la nature, la réalité est toujours plus complexe qu'il n'y parait, il faut en fait distinguer 3 groupes de vers de terre, qui chacun de part leur mode de vie respectif assure des fonctions différentes et complémentaires.

Les ingénieurs de la fragmentation

Appelés épigés, ce sont des vers de terre de petite taille, de couleur rouge sombre, localisés dans la litière en surface (dans les premiers cm du sol). Ils se nourrissent de la matière organique en décomposition et participent à la fragmentation des résidus végétaux.

Les ingénieurs de la structuration

Ceux-là, de couleur pâle et de taille moyenne, vivent dans les couches inférieures du sol et ne remontent jamais à la surface, ils sont appelés endogés. Ils circulent en faisant des galeries temporaires horizontales avec de nombreuses ramifications et contribuent à donner cette structure grumeleuse au sol, qui favorise par porosité l'infiltration de l'eau.

Les ingénieurs du brassage

Les anéciques, les plus gros et plus grands, sont des vers de terre qui creusent des galeries permanentes d'orientation verticale avec ouverture en surface. Ils vivent dans les différents horizons du sol, viennent à la surface pour se nourrir de matière organique et l'enfouissent dans leurs galeries. Du fait de leur activité biologique, ils brassent et mélangent matière organique et matière minérale et l'incorporent dans le sol. Ce sont ces vers de terre qui font des déjections visibles en surface sous forme de tortillons extrêmement riches (les turricules). Sachez qu'une tonne de vers de terre produit 30 tonnes de déjection par an !!

Indispensables au bon fonctionnement du sol, les vers de terre sont très sensibles aux modifications de leur environnement. C'est pourquoi il est capital que le jardinier les considère comme de formidables alliés et adopte des pratiques culturales adaptées (non labour, paillage...).

Publié le 3 Février 2015

2015, année internationale des sols

Cette année, l'ONU a décidé de braquer ses projecteurs sur les sols en déclarant 2015, année internationale des sols. Il est urgent que les citoyens prennent effectivement conscience de l'état de dégradation de leurs sols sur l'ensemble de la planète et regardent leur environnement autrement.

Selon la FAO, 1/3 des sols dans le monde est dégradé et ce constat doit nous faire réagir car ce n'est pas le fruit du hasard, mais bien sous la pression de nos activités : bétonnage à tour de bras, agriculture industrielle avec son cortège de destructions liées à la sur-mécanisation, la monoculture à grande échelle ou l'usage intensif de produits chimiques. En terme d'artificialisation des sols, qui sait qu'entre 2006 et 2010 c'est en moyenne 78 000 ha qui disparaissent chaque année en France ? l'équivalent d'un potager de 25m2 par seconde !! Cela donne de quoi réfléchir non ?

Les constats sont alarmants et plus ou moins connus : perte de la biodiversité, destruction de la vie du sol, baisse de la biomasse et de la matière organique, érosion et salinisation des sols....

Alors oui, il est plus que temps de changer de vision et d'évoluer vers un système visant à régénérer les sols et à rétablir les grands équilibres biologiques naturels. Et pouvoir avoir la satisfaction de se dire que nos enfants hériteront de sols sains pour une production alimentaire saine, de sols dynamiques dans des écosystèmes stables, capables de réagir en cas de sécheresse ou d'inondation. Sans cette fine couche de terre fertile qui couvre la planète, que serions-nous ?

Nous pouvons chacun à l'échelle de notre jardin cultiver notre potager dans le respect de la vie du sol. L'observation directe, l'attention que nous portons à notre carré de culture, la reconnexion avec la nature, nous ouvriront les yeux sur les paysages qui nous entourent.

Qui sait, peut-être qu'ensuite le ver de terre, acteur essentiel d'un sol vivant, sera à son tour mis à l'honneur !

Publié le 15 Novembre 2013

Jardiner avec les mycorhizes

Sous terre, à l'abri de nos regards, se nouent des relations entre végétaux et micro-organismes, des processus naturels le plus souvent inconnus des jardiniers. Parmi les différents mécanismes biologiques du sol : il faut tenir compte des mycorhizes.

  • L'histoire d'une relation symbiotique

Les mycorhizes sont des champignons qui ont co-évolué avec les plantes depuis + de 500 millions d'années. De cette co-évolution est née une association à double sens : ils sont dépendants l'un de l'autre. Les plantes, seules capables de photosynthèse, apportent des sucres nécessaires aux mycorhizes, en échange de quoi ceux-ci leur mettent à disposition des éléments nutritifs indispensables. Cette symbiose paraît simple : "je te nourris, tu me nourris", en réalité elle est encore plus avantageuse pour les plantes.

Il existe plusieurs familles de mycorhizes, parmi lesquelles nous connaissons bien les cèpes, les truffes etc. Mais au jardin, c'est la famille des endomycorhizes qui nous intéresse particulièrement.

Cette catégorie de champignon s'associe aux végétaux sous forme de filaments présents dans le sol et à l'intérieur même des racines. Et la plupart des plantes potagères, aromatiques, ornementales et arbres fruitiers mycorhizent.

Précisément en quoi consiste cette relation symbiotique ?

D'abord, la présence de nombreux filaments mycéliens augmente les surfaces de contact des racines avec le sol et par conséquence accroît leur capacité à extraire les éléments nutritifs. Les mycorhizes aident donc la plante à capter les ressources du sol pour une meilleure absorption de l'eau et des minéraux (particulièrement le phosphore et l'azote). Les mycorhizes, qui ont la faculté d'aller s'étendre d'une plante à l'autre, facilitent aussi les échanges entre les plantes elles-mêmes (notamment les échanges d'eau). Plus encore, ils les protègent d'un certain nombre d'agressions (ex. certaines maladies fongiques)

Clairement, cette association présente pour le jardinier l'avantage d'avoir des plantes en pleine forme ! meilleure qualité nutritive, meilleure croissance, meilleure résistance à la sécheresse

  • Préserver les mycorhizes pour un sol fertile

Avoir une approche agro-écologique permet au jardinier de bénéficier des avantages de cette symbiose. Pour cela, il convient d'éviter de les détruire et maintenir un sol vivant.

Comme beaucoup de micro-organismes présents dans le sol, les mycorhizes ne supportent pas les pesticides et fongicides (même la bouillie bordelaise), ni les abus de fertilisation azotée ou phosphatée. Un travail du sol respectueux et qui ne bouleverse pas les interrelations plantes/champignons est plutôt pour leur convenir. Maintenir la plus grande biodiversité cultivée possible (y compris en tolérant la présence d'adventices) sera bénéfique car quelques plantes comme celles appartenant aux familles botaniques des Chénopodiaciées et Brassicacées n'attirent pas les mycorhizes, il faudra donc les associer à d'autres familles botaniques.

Voilà, vous connaissiez les vers de terre, sachez maintenant considérer les mycorhizes comme des auxiliaires et adoptez des techniques culturales qui préservent le potentiel micro-biologique du sol. Laissez vos plantes mychorhizer en paix !

Publié le 20 Avril 2013

Les différents types de sol

Argileux, sableux, limoneux, le sol n'est pas le même d'un jardin à l'autre et ne se cultive donc pas de la même manière.

  • Le sol est le résultat d'une longue histoire

Sous l'action conjuguée du climat (gel, vent...), des micro-organismes (bactéries, champignons) et des plantes (via leur système racinaire), la roche-mère, en profondeur, s'altère et libère des particules et des sels minéraux. En fonction de la nature de la roche-mère, 3 éléments se combinent dans des proportions différentes : du sable (des gros grains), du limon, de l'argile (particules les plus fines). Parallèlement, en surface, la matière organique végétale et animale en décomposition se dégrade et se mélange, sous forme d'humus, à la roche-mère désagrégée. Et cette histoire se joue depuis la formation de la Terre.

  • La nature du sous sol influence la terre du jardin

Ainsi on distingue un sol dit sableux (avec +80% de sable), un sol argileux (+60% d'argile), d'un sol limoneux (+80% de limon). Chaque type de sol a ses propres caractéristiques.

Un sol de type sableux est un sol léger, avec de gros grains, sans consistance, qui retient peu l'eau et se réchauffe ou se refroidit rapidement. Le sol argileux, quant à lui est plus lourd, collant lorsqu'il est mouillé, il se compacte facilement. Lent à se réchauffer, il se fendille par temps sec. Enfin, le sol limoneux est de structure fragile, il est sensible à l'érosion et à la formation d'une croûte de surface. C'est un sol fertile.

Cependant ce sont là de grandes catégories qui indiquent une tendance, car la réalité est beaucoup plus complexe dans la mesure où il y a toutes les combinaisons possibles entre les 3 éléments suivant leur proportion : on parle de sol argilo-sableux, limono-argileux, sablo-limoneux etc... (c'est ce qu'on appelle le triangle des textures du sol qui croise les 3 éléments en fonction de leur pourcentage).

Par conséquent, il n'y a pas un type de sol mais une grande variété.

  • Le sol vit, évolue, réagit

Résultat de l'altération de la roche-mère et de son association avec la matière organique, c'est cette couche superficielle du sol qu'on appelle terre arable, autrement dit cultivable : c'est notre terre nourricière. Cette terre, suivant sa nature, doit être jardinée en tenant compte de ses caractéristiques propres, en adaptant les pratiques culturales à la manière dont elle se comporte. De mauvaises pratiques peuvent conduire à sa dégradation.

L'une des préoccupations du jardinier sera donc de maintenir le sol vivant et de favoriser sa vitalité. La terre évolue, et même de qualité médiocre, elle se transforme à force d'amélioration par des techniques appropriées et avec le temps...

Rédigé par emmanuelle

Publié dans #sol vivant

Publié le 10 Février 2013

Il est une histoire que le jardinier doit connaître : celle des êtres vivants du sol, car ces habitants sont les garants d'un sol dynamique et fertile. Comprendre le rôle fondamental de la vie du sol pourrait bien bouleverser certaines idées reçues, ancrées de longue date dans la mémoire des jardiniers...

Quelques idées reçues à remettre en questions

  • Il est dit que le jardinier doit travailler la terre, bien la retourner et labourer profondément pour la préparer à recevoir les futurs semis et plantations. Mais connaissant l'organisation horizontale du sol, n'est-ce pas là perturber la vie microbienne qui s'y cache, n'est-ce pas au mépris du rôle joué par ces acteurs et entraver leur travail !

  • Tout jardinier se doit de bien nourrir ses plantes : erreur, c'est la vie microbienne du sol qu'il doit nourrir. Car c'est elle et les mécanismes de collaboration plantes / bactéries - champignons qui s'en charge en mettant des éléments nutritifs à disposition qui seront absorbés par les plantes elles-mêmes en fonction de leurs besoins et de façon durable. Ce qui n'a rien à voir avec nos apports d'engrais (chimiques ou même naturels) qui le plus souvent s'apparentent à du gavage voire du dopage.

  • Le jardinier doit fertiliser sa terre : certes, mais là encore n'oublions pas que c'est la vie du sol qui permet l'humification et la fertilisation de la terre et le jardinier doit surtout s'assurer que cette vie soit la plus diversifiée et intense possible.

Les acteurs du sol favorisent la fertilité de la terre, participent à l'alimentation des plantes et à l'amélioration du sol; et ils le font naturellement, gratuitement et surtout mieux que nous,

ok mais que reste-t-il au jardinier alors ?

et bien d'abord changer de regard, revoir ses pratiques culturales et surtout ne pas entraver les fonctions écologiques à l'oeuvre, mais bien plus de les favoriser.

Mais allez dire à un jardinier de cesser de retourner son sol ou que ce n'est pas à lui de nourrir ses plantes, vous imaginez sa réaction ... vous voyez que la mission de sensibilisation n'est pas aisée. Car connaître et comprendre le rôle des acteurs du sol est une chose mais modifier ses pratiques en est une autre plus difficile. Pas évident en effet de se voir détrôner par des invertébrés ! de leur confier le travail du sol et d'accepter que le jardin peut être autonome, qu'il n'a pas vraiment besoin de nous...

Mais un jour peut-être vous aurez remisé vos outils et vos produits et vous jardinerez avec les êtres vivants du sol - ces véritables jardiniers du sol. Vous verrez un jour vous allez vous mettre à compter le nombre de turricules de vers de terre sur votre jardin et serez ravi de savoir qu'ils sont là, qu'ils travaillent bien sagement dans l'ombre.

Publié le 19 Janvier 2013

Les fonctions des êtres vivants du sol

Le sol est un écosystème où les êtres vivants, faune et flore, sont les maillons d'une chaine alimentaire qui inter-agissent entre eux. Pour comprendre le caractère fondamental d'un sol vivant, il faut s'intéresser aux processus écologiques qui se jouent dans le sol.

Les cloportes, les collemboles qui se nourrissent en surface de la litière en décomposition sont des insectes recycleurs. Ces acteurs ont pour mission de transformer la matière organique en éléments assimilables par les plantes. En matière de digestion et brassage de la matière organique, le travail des vers de terre avec leurs incessantes allées et venues est bien connu. De plus en creusant leurs galeries, ils aèrent le sol, facilitant ainsi l'infiltration de l'eau et participant à l'ameublissement du sol.

Autre fonction : sous l'action des micro-organismes, la roche-mère en profondeur se dégrade et libère des argiles et des sels minéraux. Ces argiles, qui ont une forte capacité à fixer la matière organique sont indispensables à l'amélioration de la structure du sol.

Une contribution beaucoup moins connue est celle résultant des fonctions d'échange à double sens qui se réalisent en profondeur. Champignons et bactéries sont capables d'extraire eau et nutriments du sol pour les mettre à disposition des plantes. Aussi pour s'assurer cet approvisionnement nutritif, les plantes vont les attirer en développant leur réseau racinaire (la rhizosphère) dans lequel ils vont trouver à se nourir. Plus surprenant, la plante est capable de sélectionner différents types de bactéries en fonction des éléments nutritifs dont elle a besoin. Ainsi la rhizosphère fonctionne comme sorte de cantine collective qui approvisionne plantes et micro-organismes. Belle leçon de coopération...

La biodiversité présente dans le sol joue un rôle essentiel sur la dynamique et la fertilité de la terre du jardin : humification, fertilisation, symbiose, association, collaboration... Le rôle de la vie du sol est aujourd'hui reconnu et étudié car elle a encore d'autres secrets à révéler.

Publié le 18 Décembre 2012

Les êtres vivants du sol

Je ne vous apprends rien en vous disant que la terre est le support naturel dans lequel les plantes puisent les éléments nutritifs dont elles ont besoin.

En revanche, savez-vous que cette terre abrite une multitude d'êtres vivants ? et qu'ils ont une fonction fondamentale dans l'écosystème sol ?

Outre le célèbre ver de terre, ces êtres vivants se comptent par milliard et quelques 1 750 000 espèces vivantes sont recensées. Mais qui sont-ils ?

Faciles à observer en plongeant les mains dans la terre, vous ne manquerez pas de reconnaître des mille-pattes, des fourmis, des cloportes, des collemboles, crustacés, vers de terre ou diverses larves d'insectes (ces larves qui font si peur peuvent s'élever au nombre de 500 par m2 de terre !). Vous verrez aussi la partie souterraine de la flore constituée des réseaux racinaires et mycéliens (filaments élaborés par les champignons).

Encore plus nombreux, mais invisibles à l'oeil nu, les micro-organismes du sol se composent de nématodes (petits vers ronds), acariens, champignons, bactéries, algues... Pour vous donner une idée : 1g de terre peut contenir entre autre 10 à 20 millions de champignons et jusqu'à 10 milliards de bactéries !

Enfin, il faut également savoir que cette biodiversité est organisée et occupe différentes strates du sol. Pour simplifier, il y a les variétés qui occupent les couches profondes du sol (à environ 20 cm de profondeur), dites anaérobies car ne supportant pas l'oxygène et les variétés aérobies qui vivent proche de la surface et ont besoin de l'oxygène de l'air.

Sachant cela, vous pouvez donc facilement imaginer les dégats causés par l'usage des motoculteurs ou tracteurs. Qui, s'ils ne réduisent pas tout simplement en bouillie cette vie, enfouissent les êtres vivants aérobies sous terre et exposent les anaérobies à l'air libre et donc à une mort certaine...

Or vous verrez que cette vie biologique est très utile pour la fertilité du sol de votre jardin

à suivre